Au dire du Général Vagondo Diomandé, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, l’État doit « établir et garantir la confiance dans l’identité des personnes », une confiance graduée selon le risque de chaque démarche, afin de contrer fraude et usurpation. L’étude portera aussi sur les justificatifs numériques (état civil, diplômes, permis), avec trois garde-fous : minimisation des données, maîtrise des traces et limitation de la corrélation des usages. L’écosystème, a-t-il prévenu, ne relève pas d’un seul ministère.
Pour sa part, le ministre Djibril Ouattara, a indiqué que la transformation « n’est pas d’abord une affaire de technologie ». Son message : « nous ne partons pas de zéro ». « Nous avons le Registre national des personnes physiques (Rnpp), les services de l’Office national de l’État civil et de l’identification (Oneci), les infrastructures mutualisées. Il s’agit d’évaluer l’existant pour déterminer ce qui peut être réutilisé, renforcé ou construit, dans un souci de bonne utilisation de la dépense publique », a-t-il souligné. Sa boussole : l’usage, qu’il s’agisse de créer une entreprise, d’accéder à une prestation sociale ou de faire reconnaître un diplôme. Le citoyen, a-t-il souligné, ne devrait plus fournir des justificatifs qu’une administration détient déjà. Sans solution technologique présupposée, l’Oneci, l’ Agence nationale du service universel des télécommunications (Ansut), l’Autorité de régulation des télécommunications/Tic de Côte d’Ivoire (Artci), Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), la Société nationale de développement informatique (Sndi), le Bureau national d’études techniques et de développement (Bnetd) et la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) ont été invités à prendre pleinement part aux consultations.
Les consultations débutent à Abidjan dès le 5 octobre, a rappelé le coordonnateur du Parae, Bassoumarifou Sanogo. Suivront diagnostic, analyse des scénarios et recommandations, pour une trajectoire de mise en œuvre attendue fin janvier 2027. Cette cérémonie est « le point de départ d’un travail collectif ».
Source Sercom