« Pour l’année 2026, les activités retenues pour le drainage des eaux de pluie ont été estimées à environ 5 milliards de FCFA », a-t-il indiqué, avant de rappeler que de 2014 à 2025, ce sont plus de 67 milliards de FCFA qui ont été investis dans la construction d’ouvrages de drainage, dont plus de 95% pour le District d’Abidjan.
Au titre de l’entretien des ouvrages existants, ce sont en moyenne 10 milliards de FCFA qui sont mobilisés chaque année. A l’en croire, ce montant devrait augmenter au fur et à mesure que de nouveaux ouvrages sont réalisés.
Poursuivant, Ahou Konan ajoute que les besoins de financement du drainage à l’horizon 2030 sont estimés à 1 100 milliards de FCFA, dont 41% pour le District d’Abidjan.
La Banque mondiale et la Banque Africaine de Développement (BAD) ont par ailleurs financé conjointement à hauteur de 100 milliards de FCFA le Projet d’Assainissement et de Résilience Urbaine (PARU) et le Projet d’Assainissement et d’Amélioration du Cadre de Vie d’Abidjan (PAACA), en cours de réalisation.
Il faut noter que pour la gestion de la saison des pluies, l’ONAD établit chaque année un plan d’action dénommé « Plan d’action de pré-saison des pluies ».
Ce plan prend notamment en compte l’entretien permanent des ouvrages primaires de drainage critiques ; le curage ponctuel de certains ouvrages en cas de besoins ; le traitement des points critiques dans les communes du District d’Abidjan ; ainsi que la sensibilisation des populations.
Notons que les prévisions de la SODEXAM (Société d’Exploitation et de Développement Aéroportuaire, Aéronautique et Météorologique) annoncent des pluies excédentaires, notamment pour les zones du Littoral et du Sud-Ouest. Eu égard aux risques d’inondations, le gouvernement ivoirien mobilise de grands moyens pour la construction et l’entretien d’ouvrages de drainage. « En vue de réduire les impacts négatifs des pluies, l’État mobilise de grands moyens pour mettre en œuvre la construction des ouvrages de drainage, ainsi que l’entretien et l’exploitation des ouvrages existants », a affirmé le conférencier, Ahou Konan, avant de préciser qu’un Comité interministériel de gestion des catastrophes et des crises a été mis en place en vue d’adresser toutes les questions relatives aux pluies. Le Directeur d’Exploitation de l’ONAD a par ailleurs recommandé aux populations de quitter les zones à risque afin d’éviter les catastrophes et autres effets néfastes de la pluie.
A cet effet, une campagne est régulièrement menée dans la presse, les radios de proximité, ainsi que sur les réseaux sociaux afin de sensibiliser les populations. Ahou Konan a également appelé les populations à éviter des comportements qui favorisent les inondations, notamment les rejets directs des déchets solides dans les ouvrages de drainage, ainsi que l’obstruction des voies de ruissellement des eaux.
Une brigade de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité a, pour ce faire, été mise sur pied pour interpeller les personnes malveillantes, de même que le Code de l’Assainissement qui prévoit des sanctions à l’encontre des personnes qui enfreignent les règles d’assainissement. « En cas d’inondation dans les quartiers, il faut saisir l’Office National de la Protection Civile (ONPC) qui dispose de moyens adéquats pour secourir les populations en danger », a, en outre, recommandé Ahou Konan, Directeur d’Exploitation à l’Office National de l’Assainissement et du Drainage (ONAD).
A.KONE