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Honoré Zolobé, président de la Fédération ivoirienne de badminton, porte-parole du groupe, a expliqué la démarche. « C’est un sacerdoce que nous avons accepté. Nous trouvons injuste que les conflits d’intérêts, aujourd’hui établis, perdurent au sein du mouvement olympique. À quelques mois du renouvellement des instances prévu en avril 2026, il nous paraît indispensable de clarifier les choses. Nous venons avec un rameau de paix pour restaurer la sérénité », a-t-il déclaré.
Dans leur motion, les présidents remercient l’ensemble du mouvement sportif ivoirien, les partenaires et la presse pour leur soutien. Ils rappellent que la Côte d’Ivoire reste « une terre de paix, d’unité et de diversité », et saluent la mise en œuvre continue de la Politique nationale du sport adoptée en 2014. Mais ils estiment que cette dynamique est aujourd’hui fragilisée.
Selon eux, la direction actuelle du Cno-Civ « bafoue les principes de la Charte olympique et multiplie les violations des lois et règlements qui encadrent le sport ». Ils accusent l’instance de perdre « la crédibilité » nécessaire pour mener son mandat jusqu’à terme. Les présidents évoquent notamment « des manquements graves », une exécution budgétaire réalisée sans validation de l’Assemblée générale, l’exclusion de la Commission des athlètes, des dépenses « injustifiées et excessives », ainsi que « l’absence de soutien aux fédérations et aux athlètes ».
Face à cette situation, ils appellent à « une réorientation urgente de la gouvernance du mouvement olympique en Côte d’Ivoire », estimant que seule une intervention rapide peut rétablir la confiance et permettre au sport ivoirien de poursuivre son développement.
A.KONE