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Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de travail désormais régulière entre le gouvernement et l’instance dirigeante du football ivoirien. À un peu plus d’un an du rendez-vous mondial, les deux parties affichent une volonté commune de coordonner leurs actions, tant sur le plan technique qu’organisationnel, afin d’offrir aux Éléphants, les meilleures conditions de préparation. Au cœur des discussions : l’état d’avancement du programme de préparation de la sélection nationale, les exigences logistiques liées à une compétition d’envergure, mais aussi la mise en place d’une stratégie globale pour permettre à l’équipe dirigée par Émerse Faé de franchir un cap sur la scène internationale. Au-delà de l’aspect sportif, cette mobilisation traduit un engagement fort de l’État ivoirien aux côtés de la Fif. Il s’agit, non seulement, d’accompagner l’équipe nationale, mais aussi de fédérer toute une nation autour d’un projet porteur d’image, de cohésion et de rayonnement international. Le gouvernement entend ainsi jouer pleinement son rôle, en facilitant les conditions de préparation, en soutenant les initiatives de la fédération et en mobilisant les ressources nécessaires.
Après deux éditions manquées, la Côte d’Ivoire signe son retour à la Coupe du monde, une compétition qu’elle n’a plus disputée depuis 2014 au Brésil. Ce retour constitue un enjeu majeur. Il s’agit d’abord de renouer avec l’élite mondiale, mais aussi de tourner la page d’une période d’absence et d’installer durablement le football ivoirien parmi les nations qui comptent. L’historique des Éléphants en phase finale reste à améliorer. En trois participations (2006, 2010, 2014), la sélection n’a jamais franchi le premier tour, avec un bilan de trois victoires, un nul et cinq défaites en neuf matches. Le défi est donc double : être compétitif face à des adversaires de haut niveau et, surtout, atteindre pour la première fois les phases à élimination directe.
Placée dans le groupe E, la Côte d’Ivoire affrontera l’Allemagne, l’Équateur et Curaçao. Un groupe relevé, mais accessible, qui laisse entrevoir de réelles possibilités à condition d’une préparation rigoureuse et d’une exécution sans faille. Le calendrier est déjà connu. Les Éléphants disputeront deux rencontres à Philadelphie, leur camp de base, face à l’Équateur le 15 juin 2026 et à Curaçao le 25 juin. Entre-temps, ils se mesureront à l’Allemagne le 20 juin à Toronto, au Canada. En amont, un match de préparation face à la France est prévu le 4 juin à Nantes, une opposition de prestige pour jauger le niveau de l’équipe avant le grand saut.
Dans cet élan, autorités politiques et responsables du football affichent une ambition partagée : aller au-delà d’une simple participation. La Côte d’Ivoire veut marquer son retour, écrire une nouvelle page de son histoire mondiale et offrir à ses supporters un parcours à la hauteur de leurs attentes. Pour le gouvernement comme pour la Fif, la Coupe du monde 2026 dépasse le cadre sportif. Elle représente une opportunité de valoriser le pays, de renforcer l’unité nationale et de projeter une image forte de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale.
Axel KONE