Mercredi 31 décembre, les hommes d’Emerse Faé ont frôlé la sortie par la petite porte. Menés 2-0 en première période par le Gabon et virtuellement troisièmes du groupe F durant quelques secondes, les Ivoiriens ont trouvé les ressources pour renverser la situation, dans le temps additionnel, et s’imposer 3-2. Une victoire arrachée au mental, révélatrice à la fois du caractère de l’équipe et de ses fragilités. Après avoir partagé les fêtes de fin d’année avec leurs familles, les Éléphants ont rapidement replongé dans le travail. Dès vendredi, le staff technique a lancé la préparation du huitième de finale face aux Étalons. La reprise s’est faite en deux temps. D’abord, une phase dédiée à la récupération et à l’équilibrage physique de l’effectif, afin de remettre sur un pied d’égalité les joueurs très sollicités lors des trois premiers matches et ceux moins utilisés.
À partir du samedi 3 janvier, le groupe est entré dans le cœur de la préparation tactique, avec un seul objectif en tête. Trouver les clés pour faire tomber le Burkina Faso et poursuivre la défense du titre. « On regarde de quelle manière on va pouvoir faire mal à cette équipe du Burkina Faso, gagner et se qualifier pour les quarts de finale », a expliqué Emerse Faé.
Conscient des attentes et de la pression qui entourent son équipe, le sélectionneur ivoirien entend également s’appuyer sur le regain d’efficacité offensive observé lors du dernier match. « On va bonifier notre animation offensive. Je suis content qu’ils aient marqué. Mes joueurs soignent mes maux de tête », a-t-il glissé, avec un sourire.
Face à une sélection burkinabè réputée pour sa rigueur et son engagement, la Côte d’Ivoire devra afficher un tout autre visage si elle veut continuer à rêver d’un doublé continental. En huitièmes de finale, le statut ne protège plus. Seuls comptent la maîtrise, la lucidité et la capacité à assumer son rang de champion d’Afrique. Championne d’Afrique en titre, la Côte d’Ivoire n’a plus le droit à l’erreur.
Axel KONE