Depuis votre arrivée au Havre en 2022, comment vous décrivez votre évolution personnelle et professionnelle en Ligue 1 ?
Tout d’abord, ça a commencé en Ligue 2. On a eu une saison fantastique, on a réussi à atteindre en Ligue 1 avec le coach. C’était vraiment une belle saison. On a fait je crois 32 matchs sans la moindre défaite. C’était vraiment une très belle saison. Ensuite, il y a eu la montée en Ligue 1. Une saison faite de haut et de bas parce qu’on a lutté pour le maintien, mais c’est un maintien qu’on a acquis la saison dernière. Personnellement, je me suis senti très bien durant cette saison parce que j’avais l’entière confiance du coach, J’avais une certaine liberté qui me permettait d’être libre, surtout sur le plan offensif. C’est ce qui a permis aussi que je puisse m’exprimer de la meilleure manière.
Quelles sont les principales différences que vous avez ressenties entre la Ligue 1 et les championnats dans lesquels vous êtes passé auparavant ?
Je dirais que c’est essentiellement sur le point de vue tactique. Même quand j’étais en Belgique, en Ligue 1, c’est beaucoup plus tactique et plus technique aussi. La moindre erreur, la moindre faille de l’adversaire est exploitée.

J’essaie d’être toujours performant de la meilleure des manières », affirme le défenseur havrais (Ph : DR)
Y’a-t-il des joueurs ou des entraîneurs qui vous ont particulièrement inspiré ou aidé dans votre progression depuis votre arrivée au Havre ?
Je dirais l’ensemble du staff qui est toujours en place au Havre actuellement. Le coach a eu un rôle important dans ma progression personnelle.
En tant que défenseur, quels sont les défis spécifiques que vous rencontrez face aux attaquants de la Ligue 1 ?
Il faut toujours rester vigilant et concentré parce qu’on fait face à des adversaires qui sont très vifs, très rapides. Donc il faut toujours rester sur ses appuis, toujours prêt et anticiper aussi. Anticiper, c’est important.
Estimez-vous que votre style de jeu a évolué depuis votre intégration dans le championnat français, surtout en Ligue 1 ?
Oui, j’ai pris confiance en mes capacités. Je suis davantage serein, confiant et ça me permet d’être encore plus libéré.
Quels sont les objectifs principaux avec le Havre cette saison en Ligue 1 ?
C’est le maintien. On est dans une situation délicate actuellement, donc l’objectif c’est de se maintenir en Ligue 1. Franchement, malgré la série négative des résultats, il y a toujours une bonne ambiance au travail. Tout le monde est concerné et travaille dur pour inverser la tendance. C’est une bonne chose.
Pensez-vous qu’il y a des points sur lesquels vous devez beaucoup travailler pour améliorer les choses au sein de l’équipe ?
Retrouver une solidité défensive parce qu’on a pris beaucoup de buts sur les précédentes rencontres, je pense notamment au match de Lyon. Et aussi pouvoir être en capacité d’aller faire mal à l’adversaire, aller marquer des buts. Voilà les deux axes sur lesquels on doit progresser. Prendre moins de buts et être en capacité d’aller mettre des buts.
Quelles sont les attentes des supporters, comment vous vivez-vous la pression ?
Tout le groupe est concentré, tout le monde travaille, tout le monde se réfugie dans le travail. Il n’y a pas de tricheurs, tout le monde est concerné. Le rôle de l’entraîneur, c’est toujours important, c’est celui qui dirige. Actuellement, tout le monde est derrière lui, tout le monde l’accompagne pour continuer à avancer.
Quels sont vos objectifs personnels avec le Havre ?
Moi, tout simplement, c’est d’être le plus performant possible. Je sais que la saison dernière a été compliquée, je sais que cette saison aussi sera compliquée. Mais moi, j’essaie d’être toujours performant de la meilleure des manières.
Votre première sélection avec l’équipe nationale de Côte d’Ivoire était un moment important. Qu’est-ce que cette opportunité a représenté pour vous ?
C’est beaucoup de fierté, beaucoup d’émotion aussi, parce que c’est un rêve de gosse qui s’est réalisé. C’était un rêve pour moi de rejoindre la sélection et je l’ai vécu. Et l’objectif, c’est de toujours continuer d’avancer et d’être performant pour la nation.

Christopher veut jouer la Can 2025 avec les Eléphants (Ph : DR)
Quand vous évoluez pour votre pays, comment la pression est-elle par rapport au club ?
C’est différent, parce que forcément, c’est autre chose. C’est une pression positive, parce qu’avec les supporters, on sent qu’il y a vraiment une ferveur derrière nous. En tout cas, moi personnellement, ça me pousse à me dépasser. C’est une pression positive que je ressens avant les matchs.
Quels sont les objectifs que vous vous fixez avec l’équipe nationale ?
Pour moi, c’est d’être performant. Quand le coach fait appel à moi, c’est de pouvoir être présent à chaque fois et d’être le plus performant possible pour aider l’équipe. Durer et garder cette régularité.
Personnellement, à long terme, quels sont les projets ou les défis que vous aimeriez relever dans votre carrière ?
Personnellement, il y a la Can. La prochaine Can, forcément. J’ai vécu la Can ici (En France), à la maison, en train de regarder les coéquipiers. C’était un beau moment. Bien évidemment, j’aurais aimé y être. Donc là, l’objectif, c’est de pouvoir y participer, forcément.
Dans quelques jours, les Eléphants vont reprendre les qualifications de la Can 2025. Pensez-vous à une éventuelle convocation par le sélectionneur national ?
Forcément, c’est dans un coin de ma tête. Surtout qu’on a terminé sur une défaite face à la Sierra Leone. On s’est dit que ça ne devait plus arriver de perdre ce genre de match. L’objectif, il est très clair, c’est de se qualifier très rapidement et de remporter les deux matchs à venir.
Avez-vous un message particulier pour les supporters des Eléphants ?
Je les remercie déjà parce que j’ai reçu beaucoup de messages. Des messages positifs qui m’encouragent à toujours faire mieux. Je les remercie de continuer à nous soutenir, à nous pousser parce qu’on va forcément en avoir besoin.
Comment conciliez-vous les exigences d’une carrière de footballeur avec votre vie personnelle et quelles sont les valeurs qui vous guident au quotidien ?
Moi, personnellement, c’est le travail. Ne jamais rien lâcher, continuer à travailler. Même quand il y a des difficultés, c’est toujours de se réfugier dans le travail et de se dire qu’il n’y a rien d’impossible. Qu’il faut toujours avancer, croire, toujours garder la foi. C’est comme ça que je fais les choses.