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Les États-Unis vont réduire leur présence militaire sur le front oriental de l’Europe, a annoncé ce mercredi 29 octobre 2025 la Roumanie, concernée en première ligne par cette décision qui intervient alors que le conflit ukrainien continue de faire rage à ses portes.
« Le redimensionnement des forces américaines est le résultat des nouvelles priorités de l’administration présidentielle, annoncées en février », a souligné le ministère roumain de la Défense dans un communiqué. Cette décision « a également pris en compte le fait que l’Otan a renforcé sa présence et son activité sur le flanc oriental, ce qui permet aux États-Unis d’ajuster leur posture militaire dans la région », a-t-il ajouté.
La réduction de la présence militaire des États-Unis en Europe est un « ajustement » qui n’empêchera pas les forces américaines de rester « plus importantes » qu’elles ne l’ont été depuis des années, a réagi un responsable de l’Otan.« Même avec cet ajustement, la présence des forces américaines en Europe reste plus importante qu’elle ne l’a été depuis de nombreuses années, avec beaucoup plus de forces américaines sur le continent qu’avant 2022 », année de l’invasion russe en Ukraine, a précisé ce responsable à l’Agence France Presse.
Le ministre polonais de la Défense, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, a assuré pour sa part mercredi, devant les journalistes, que Varsovie n’avait « reçu aucune information, contrairement à d’autres pays qui en ont reçu une aujourd’hui, comme la Roumanie, sur une réduction du contingent en Pologne ».
Concrètement, les États-Unis vont suspendre la rotation d’une brigade « qui avait des éléments dans plusieurs pays de l’Otan », a précisé le ministère roumain. « Nous ne parlons pas d’un retrait des forces américaines, mais de la cessation de la rotation d’une brigade qui avait des éléments dans plusieurs pays de l’Otan, y compris la Bulgarie, la Roumanie, la Slovaquie et la Hongrie », a précisé le ministre de la Défense, Ionut Mosteanu, lors d’une conférence de presse.
Cela ne signifie pas cependant pas « un retrait » du continent européen, a affirmé mercredi l’armée américaine basée en Europe. « Ce n’est pas un retrait américain d’Europe ni un signe d’un engagement réduit envers l’Otan et l’article 5 » de son traité, qui prévoit que chacun des 32 pays de l’Alliance vienne en aide à un pays membre en cas d’attaque, a indiqué l’armée américaine dans un communiqué.
RFI avec agences