Incontournables depuis 2015, les D’Tigress du Nigeria entrent en lice ce samedi à 14h30 face au Rwanda avec une série folle de 24 victoires consécutives en Afrobasket. Quadruples tenantes du titre, elles visent un cinquième sacre qui leur permettrait d’égaler le record de l’équipe la plus titrée, le Sénégal (11 titres). Sous la direction de Rena Wakama, la sélection nigériane, logée dans le groupe D avec le Mozambique et le Rwanda, fait figure d’ogre. Personne, à ce jour, ne semble en mesure de stopper leur élan.
Finalistes malheureuses des trois dernières éditions, les Lionnes du Sénégal veulent en finir avec l’ombre du Nigeria. Le dernier titre des Sénégalaises remonte à 2015. Entre-temps, une nouvelle génération émerge, emmenée par Yacine Diop et la naturalisée américaine Cierra Dillard. Placées dans le groupe C avec l’Ouganda et la Guinée, les Sénégalaises, coachées par Otis Hughley Jr., ont une belle opportunité de se relancer. Elles vont entamer la bataille pour le titre continental, ce samedi à partir 11h30 au Palais des Sports de Treichville contre la Guinée. Cette première confrontation de la première journée promet en éclat.
Championnes en 2007, les Aigles Dames du Mali ont enchaîné les podiums sans jamais décrocher l’or. Pourtant, dans les catégories U16 et U18, elles dominent l’Afrique depuis des années. Cette année, le coach Oumarou Sidiya Maïga mise sur un groupe jeune mais expérimenté, à l’image de Sika Koné (Washington Mystics). Moyenne d’âge : 24 ans. L’objectif est clair : monter enfin sur la plus haute marche. Mais avant cela, il faudra sortir d’un groupe B relevé avec le Cameroun et le Soudan du Sud (Ssd). Ce samedi, les Maliennes vont en découdre avec le Ssd à 21h30.
Côte d’Ivoire, objectif le podium
Pays hôte pour la première fois, la Côte d’Ivoire espère transformer l’avantage du terrain en exploit. Régulières mais souvent dans l’ombre, les Éléphantes n’ont jamais fait mieux qu’une 4e place (en 2009). Portées par la capitaine Kariata Diaby, elles veulent écrire une nouvelle page de leur histoire. Le sélectionneur français Stéphane Leite aura pour mission de les mener vers un premier podium continental. Les Ivoiriennes doivent afficher leur ambition pour le podium en relevant le défi face à l’Egypte, ce samedi à 16h30.
Double championne en 2011 et 2013, l’Angola veut rebondir après une 10e place décevante en 2023. Italee Lucas et Sara Caetano auront les clés de cette résurrection dans le groupe A. L’Ouganda, qualifié pour la deuxième fois d’affilée, monte en puissance. Sa victoire sur le Sénégal en 2023 n’est pas passée inaperçue. Les Gazelles arrivent confiantes après avoir dominé la zone 5 lors des éliminatoires. Le Mozambique, fidèle au poste, traîne un lourd passif : trois finales disputées, aucune gagnée. Mais sa constance impressionne : 12 quarts de finale consécutifs.
Des outsiders à surveiller
L’Égypte n’a plus vu le podium depuis 1977, mais les Pharaonnes grimpent dans la hiérarchie continentale. En dix ans, elles sont passées de la 14e à la 5e place africaine. Le Cameroun, mené par Ahmed Njoya, mêle talents locaux et expatriées. Placées dans le groupe B, les Lionnes visent un premier podium à l’extérieur de leurs terres. La Guinée, moins bien classée, a pourtant atteint les quarts de finale en 2023. L’équipe du coach Malick Koné s’est forgée une réputation d’outsider coriace. Le Rwanda, surprise du dernier tournoi avec une 4e place à domicile, veut confirmer ses progrès. Quant au Soudan du Sud, il participe à son tout premier Afrobasket féminin. Comme leurs homologues masculins, les Bright Starlets pourraient créer la surprise.
Le Palais des sports de Treichville est prêt. L’Afrobasket 2025 ne sera pas qu’un simple tournoi. C’est une vitrine du talent africain, une scène de révélations et de confirmation. Le compte à rebours est lancé. Les reines du basket africain sont prêtes à entrer en scène.
E.KOUAKOU