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Annoncées ce 29 mars 2026, ces mesures interviennent dans un contexte marqué par des controverses, notamment lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025. L’instance dirigeante du football africain entend ainsi prévenir tout nouvel incident et renforcer la confiance des acteurs du jeu. La Caf rappelle toutefois que les performances arbitrales lors de la Coupe d’Afrique des Nations 2023 avaient été largement saluées, tant sur le continent qu’à l’international. L’ambition est désormais de retrouver ce niveau d’exigence et de reconnaissance. Au cœur de cette réforme figure le renforcement des organes juridictionnels, notamment le Jury disciplinaire et la Commission d’appel. La Caf entend continuer à y nommer des juges et avocats africains expérimentés, sélectionnés par son Comité exécutif et son Assemblée générale, sur proposition des 54 associations membres. L’organisation insiste sur un principe clé : garantir l’indépendance et l’impartialité de ces instances.
Le président de la Caf, Patrice Motsepe, assume une réforme de fond. « Nous mettons en œuvre des changements structurels pour renforcer la confiance envers les arbitres, les opérateurs Var et les instances disciplinaires », a-t-il déclaré. Selon lui, ces ajustements doivent permettre d’éviter la répétition des « incidents inacceptables » observés en 2025. Pour aligner ses pratiques sur les standards internationaux, la Caf s’est appuyée sur des experts en droit du sport, en Afrique et à l’étranger. En parallèle, l’organisation renforce sa collaboration avec la Fifa afin d’améliorer la formation des arbitres, des opérateurs Var et des commissaires de match. L’objectif affiché est double : professionnaliser davantage l’arbitrage africain et garantir une meilleure rémunération de ses acteurs.
Au-delà de l’arbitrage, Patrice Motsepe met en avant les progrès réalisés ces dernières années en matière de gouvernance, d’éthique et de transparence. Il rappelle notamment l’application d’une politique de tolérance zéro contre la corruption et insiste sur l’égalité de traitement entre les associations membres, sans favoritisme. Par ailleurs, les incidents liés à la finale de la Can 2025 font actuellement l’objet d’un examen par le Tribunal Arbitral du Sport. Dans l’intervalle, la Caf poursuit l’organisation de ses compétitions, notamment la Coupe de la Confédération et la Ligue des champions africaines, tout en préparant les sélections qualifiées pour la Coupe du Monde de la Fifa 2026, prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Dans ce contexte de réformes, un autre événement marque l’actualité de l’institution : la démission du secrétaire général Véron Mosengo-Omba. En poste depuis 2021, il a officialisé son départ le 29 mars 2026, évoquant le souhait de se consacrer à des projets personnels après plus de 30 ans de carrière internationale dans le football.
A.KONE