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Cette annonce marque une étape clé du processus électoral, à deux mois d’un examen considéré comme décisif pour l’avenir politique du pays. Elle illustre également la diversité des acteurs désireux de briguer la magistrature suprême.
Selon le calendrier institutionnel, cette liste demeure provisoire. Le Conseil constitutionnel procédera, dans les prochains jours, à l’examen approfondi des dossiers avant de publier la liste définitive des candidats autorisés à prendre part à l’élection. Sur la liste des 60 candidatures provisoires publiées par le Conseil constitutionnel, deux noms retiennent l’attention. Il s’agit de l’ancien président Laurent Gbagbo et l’ancien banquier et ministre Tidjane Thiam.
Ces deux figures de l’opposition ivoirienne ont été radiées de la liste électorale à la suite de décisions judiciaires controversées, ce qui soulève la question de leur éligibilité à ce scrutin, au regard de l’article 48 du Code électoral, selon certaines interprétations.
Toutefois, leurs partisans assurent que la Constitution ivoirienne, qui prévaut sur la loi électorale, n’exige pas l’inscription préalable sur le fichier électoral pour se porter candidat à la présidence. Entre ces positions divergentes, il appartiendra au Conseil constitutionnel, garant du respect de la Constitution et des règles électorales, de trancher.
Au-delà de ces deux candidatures, la multitude de prétendants met en évidence la vitalité du champ politique ivoirien, mais interroge également sur la cohésion des forces en présence. La gauche ivoirienne présente à elle seule au moins quatre candidatures dont celle de Pascal Affi N’guessan, Simone Gbagbo, Ahoua Don Mello et celle de Laurent Gbagbo.
Outre les poids lourds du jeu politique, plusieurs nouveaux venus tentent leur chance. On relève également la présence de plusieurs candidatures féminines dont celles de Gbeguehi Felicité Bagré, Henriette Lagou, Daourou Zoh Andrée Jocelyne, Koffi Adjoua Pauline Epse Papoin ou encore Touré Adissa, candidate guérisseuse.
Selon le communiqué signé par la présidente du Conseil constitutionnel, Mme Chantal Nanaba Camara, les candidats, partis et groupements politiques dispose d’un délai de 72 heures, à compter de la publication, pour formuler leurs réclamations ou observations.
L’institution a jusqu’au 10 septembre pour publier la liste définitive des candidats retenus. Les prochaines semaines s’annoncent donc décisives pour affiner le paysage électoral et déterminer les véritables protagonistes de la présidentielle d’octobre 2025.
Axel KONE