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« L’aventure sportive qui a démarré officiellement en 2009, a dès 2012, montré ses intentions de développement. Le partenariat avec la Fédération française de Badminton pour une assistance technique s’est matérialisé avec la présence de la délégation ivoirienne aux internationaux de France. De la 38e place au plan continental, le badminton ivoirien s’est retrouvé dans le ranking des 10 premiers avant la décennie de son existence », explique M. Zolobé.
Selon le président de la Fibad, aujourd’hui, après l’état des lieux, il est plus que nécessaire de passer à une autre phase du développement du badminton ivoirien. Sans accroître ses revenues naturelles, fait-il remarquer, le badminton s’est adjugé la prise en charge totale du Parabadminton avec « ses maigres moyens ». « L’investissement dans cette discipline l’a conduit à sa participation à diverses compétitions continentales et mondiales, ratant de peu une qualification historique aux Jeux Paralympiques de Paris 24. En tirant les leçons du passé, nous allons rebondir pour être dans le train du plan stratégique global de la Confédération africaine de Badminton (Bca) où je suis membre du Conseil d’Administration », souligne-t-il.
Le président de la Fibad change d’approche. « La première action a consisté à avoir une base, un gymnase où s’identifier. Les courts de jeux sont en train d’être faits pour porter à neuf les infrastructures qui sont indispensables à la bonne pratique du badminton avec ses trois volets (Badminton classique, Parabadminton et Airbadminton). Dorénavant, le badminton dans le District autonome d’Abidjan possède un « Temple ». Les autres localités ayant des clubs ou Ligues ne sont pas marginalisées », soutient-il.
Honoré Zolobé indique qu’un programme décentralisé est adopté afin d’aider ces localités à mener des activités sous la tutelle de la Fédération ivoirienne de badminton. La Ligue d’Abengourou a bénéficié de cette aide financière lors du 2e camp de vacances organisé durant trois semaines en juillet 2024. « Les Ligues doivent soumettre leurs plans d’activités d’où les meilleurs joueurs sortiront pour participer aux activités statutaires de la Fédération qui vont se dérouler au Temple du badminton à Abidjan.
Les formations vont reprendre pour doter les enseignants du badminton d’outils pédagogiques afin de rester dans la dynamique de l’instance mondiale Badminton world federation (Bwf) qui fait de la pratique du badminton en milieu scolaire, l’une de ses priorités », explique M. Zolobé qui se réjouit de la participation de deux athlètes ivoiriens, à des stages de renforcements de capacités.
« L’un pour améliorer le niveau de jeu compétitif à travers le continent. Il devrait participer à la formation de coaching raccourci et exclusif Bwf qui se déroulera du 14 au 21 octobre 2024 en Égypte. L’autre pour la promotion des femmes à travers le badminton, pour une formation d’entraîneur Bwf Niveau 1 dédiée exclusivement aux femmes. La formation se déroulera du 10 au 17 septembre 2024 à Yaoundé au Cameroun », informe le président de la Fibad.
Dans le cadre de ce projet de développement et de promotion, la Fédération ivoirienne de badminton veut s’approprier également la stratégie, les programmes et les budgets du plan de la Solidarité Olympique pour 2025-2028 afin de ne pas rater les rendez-vous importants tels que les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026. « Au-delà, il s’agit de se donner les moyens de mieux préparer aussi les compétitions nationales et internationales, avec pour vision les Jeux olympiques et les Jeux paralympiques de Los Angeles 2028 », conclut le président de la Fibad.
E.KOUAKOU