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Cette décision, annoncée dans un communiqué signé par le Chef d’État-Major Général des Armées, le Général de Corps d’Armée Lassina Doumbia, s’inscrit dans le cadre d’une vaste opération visant à lutter contre l’exportation illégale de produits agricoles de rente. Selon une note dont copie est parvenue à Cinews.ci, ce coup de filet réalisé dans cette localité de l’ouest montagneux fait suite à une enquête ouverte le 2 octobre 2024 par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) de Côte d’Ivoire, en collaboration avec les corps paramilitaires.
Dénommée « Opération Verrou 322 », cette initiative a pour objectif d’endiguer la fuite massive des produits agricoles hors des frontières ivoiriennes, un phénomène qui menace gravement l’économie nationale. « En ce qui concerne l’ouest du pays, les investigations ont révélé la complicité et l’implication d’autorités administratives et militaires dans l’exportation illicite de ces produits vers un pays voisin », indique le communiqué.
Le texte précise également que « des sanctions administratives ont été immédiatement prises à l’encontre de ces personnes par leurs différentes hiérarchies, sans préjudice de poursuites pénales ». Ainsi, le préfet du département de Sipilou, le commissaire de police, le chef du détachement des FACI, le commandant de la brigade de gendarmerie et le chef de bureau des douanes ont tous été relevés de leurs fonctions.
Dans son communiqué, le Chef d’État-Major Général des Armées a rappelé l’importance pour tous les acteurs, qu’ils soient civils ou militaires, de s’engager activement dans la préservation de l’économie nationale. « Les enquêtes se poursuivent afin de démanteler tous les réseaux impliqués dans ce fléau sur l’ensemble du territoire national », conclut-il.
Notons que A l’occasion du Conseil des ministres de ce mercredi 15 janvier 2025, le gouvernement a confirmé qu’il y a eu « fuite » des matières premières, notamment le cacao, à partir de la zone de Sipilou vers un pays frontalier. Cela a été l’œuvre « d’un vaste réseau de trafic frauduleux. »
« Les enquêtes se poursuivent pour débusquer et punir tous ceux qui sont de près ou de loin mêlés à ce trafic. Il s’agit de protéger notre territoire et ses ressources. Et il est inadmissible que des citoyens soient complices de la fuite des devises », a mentionné le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly.
Il a confirmé que déjà les premiers résultats de l’enquête menée à cet effet, selon Amadou Coulibaly, indiquent que certaines autorités administratives et militaires sont effectivement impliquées et par conséquent relevées de leurs fonctions. Il s’agit du préfet du département de Sipilou, du commissaire de police, du chef de détachement des Forces armées de Côte d’Ivoire (Faci), du commandant de brigade de la gendarmerie, du chef de Bureau des douanes.
Le porte-parole du gouvernement souligne que ces sanctions prises à l’encontre des autorités administratives impliquées ne sont pas les premières en Côte d’Ivoire. Selon lui, cette fois-ci le gouvernement a décidé de communiquer sur le sujet pour en appeler à la responsabilité de tous les citoyens. Car chaque exportation frauduleuse est une perte de devise pour la Côte d’Ivoire. Pourtant, ce sont les devises qui permettent à l’Etat de faire tous les investissements socio-économiques de base.
E.K.