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Face aux médias, Jean-Marc Yacé a tranché en ces termes : « Il y a une chose que vous devez savoir, c’est que la Fédération ivoirienne du Taekwondo va bien. C’est la première fois que je vois qu’une fédération qui envoie une médaille olympique à un pays, soit traitée de la sorte… Une fédération où au début nous n’avions pas de juniors qui partaient en compétition, mais aujourd’hui qui le font. Aujourd’hui, nous avons des équipes de Poumsae qui sortent au niveau, sous-régional et international. Comment peut-on nous dire que la fédération ne va pas bien ? », a interrogé le président Yacé, entouré des vice-présidents de la Fédération, des présidents de commissions, des maîtres de salle, et d’ajouter : « Moi, je suis tranquille, j’avance. Il y avait des priorités au niveau de la fédération. Beaucoup de choses se sont passées. J’avais suspendu le bureau, qui sera remis en place dès ce soir (lundi). Lequel nouveau bureau nous permettra de valider les dates de l’assemblée générale… ».
Jean-Marc Yacé a indiqué que les activités de la fédération vont se poursuivre dès le samedi 26 octobre prochain avec la Coupe de l’Ambassadeur de la République de Corée. « Nous continuons dans nos différentes activités, pour amener nos athlètes à aller améliorer leur place et leur potentiel au niveau des ranking dans les compétitions internationales », a-t-il souligné, précisant que la présence massive de tous les membres du Bureau exécutif de la fédération, des maîtres de salle et des Taekwondo’in autour de lui, est la preuve qu’ils partagent sa vision et l’équipe fédérale est en place. « Je pense qu’à un certain moment, il faudrait qu’on marche en personne responsable et que nous pensons non pas à nos intérêts, à nos ventres, mais que nous pensions à la fédération et à ce que nous allons apporter à notre pays », a-t-il insisté.
Des priorités
Pourquoi Jean-Marc Yacé a-t-il attendu d’être confronté à une fronde, avant de faire cette sortie devant la presse ? « Il y avait des priorités au niveau de la fédération. Ma priorité, c’était de maintenir notre fédération au niveau olympique et d’avoir le maximum d’athlètes pour amener des médailles à la Côte d’Ivoire. Après, il y avait des organisations à faire. On a bien organisé la Coupe d’Afrique. On a été félicité. C’était la deuxième fois, après plusieurs années. Lorsque je vais m’asseoir devant l’Assemblée générale (Ag), je dois avoir quelque chose de concret et précis à dire aux Taekwondo ’in. Les priorités sont passées. On a maintenu notre fédération à un niveau toujours raisonnable. Nous avons déjà programmé la date de novembre pour faire l’Ag. Ils se sont précipités, je les regarde », a répondu le Numéro un du Taekwondo ivoirien.
Une dissolution conforme aux textes
Jean-Marc Yacé a donné également la raison de la dissolution du Bureau exécutif de la Fitkd. Selon lui, cette décision résulte du fait qu’il y avait « beaucoup de sous-entendu ». « On a dissous le bureau parce qu’il y avait beaucoup de rumeurs qui ne sont pas forcément fondées. Des rumeurs qui non seulement étaient insultantes, mais qui nuisaient à notre fédération… A un moment, il faut tout arrêter », a-t-il dit.
Le vice-président de la Fitkd, Maitre Boubakar Coulibaly, chargé des affaires juridiques a soutenu que le président de la Fédération a agi conformément aux textes. « Juridiquement, cela n’est ni contraire aux statuts, ni au règlement intérieur. Les raisons qui l’ont motivé, sont de l’appréciation du président lui-même. Je rappelle qu’à l’issue des élections auxquelles il a été porté à la tête de la fédération du Taekwondo, le président Jean-Marc Yacé s’est inscrit dans une logique de rassemblement. Parce que la famille Taekwondo était assez divisée. Il a estimé que c’est une famille qui doit être unie. Il a donc fait un comité directeur où il a inclus tout le monde.», a déclaré Boubakar Coulibaly. Il a fait remarquer qu’avec l’évolution des choses, il est apparu que « des personnes bien qu’étant dans le comité directeur, avaient des agendas, des objectifs, des ambitions ». « Certains ne jouaient pas franc-jeu dans le comité directeur. Je le rappelle, la décision de dissoudre le comité directeur est tout à fait légale et conforme à nos textes », a-t-il clarifié.
Respect des textes
Le premier vice-président Alain Zunon a renchéri en informant que les statuts et règlements intérieurs de la Fédération sont clairs sur la tenue de l’assemblée générale. « L’Assemblée générale, elle se réunit à la demande du président, à la demande de deux tiers des membres du comité. Et puis, en plus de l’Assemblée générale, il y a l’Assemblée générale extraordinaire qui est prévue à l’article 20 de notre règlement intérieur. Cet article 20 dit qu’en dehors de l’Assemblée générale ordinaire, la Fédération peut se réunir en session extraordinaire à l’initiative soit, premièrement, du président de la Fédération. Deuxièmement, à la demande des deux tiers des membres du comité directeur. Troisièmement, à la demande motivée de la majorité absolue des associations de base en règle de leurs obligations fédérales au cours de la saison sportive. En tout cas, la réunion qui a eu lieu samedi, ce n’est pas une Assemblée générale extraordinaire de la Fédération, ce n’est pas possible. C’est une simple réunion. Toutes les Assemblées générales de la Fédération sont présidées par le président de la Fédération, qui est le président du comité directeur… Donc pour nous, il n’y a pas eu d’Assemblée générale extraordinaire », a-t-il martelé.
J.F.PAGNI