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Réunis le 19 juin à la médiathèque de Treichville, ces Membres Associés mobilisés (Mam), emmenés par Sébastien Zéhi et Émile Némégnan, dénoncent un mandat marqué par des irrégularités statutaires et un échec sportif. À leurs yeux, la seule issue crédible passe par la convocation d’une Assemblée générale extraordinaire pour installer un comité de transition. Au cœur de la discorde, l’absence de contrôleur général, poste statutaire pourtant crucial, resté vacant durant tout le mandat de Kuyo Téa. Alors que ce dernier tente aujourd’hui de régulariser la situation à quelques jours de l’Assemblée générale ordinaire prévue le 29 juin, les collectifs crient à la manœuvre.
« Rien ne peut se faire sans le contrôleur général. Ce qui a été fait sans lui est fictif », assène Sébastien Zéhi, qui accuse le bureau sortant d’avoir fonctionné hors des clous depuis 2021. Il rappelle que ce poste aurait dû être pourvu dès l’Assemblée générale élective du 28 novembre 2021, au même titre que la présidence.
Les collectifs rejettent toute volonté de passage en force ou d’invective. Ils appellent à un retour strict aux textes du club. Si nécessaire, ils se disent favorables à une révision de ces statuts, mais dans un cadre transparent et légitime. « La liberté d’expression ne signifie pas liberté d’invective. Nous ne venons pas couper des têtes. Nous voulons juste remettre les choses en ordre », insiste Zéhi.
Des noms bien connus du microcosme oyé réclament le changement notamment Adolphe Konan (Comamas), un proche de l’ancien président Koné Cheick Oumar qui a annoncé la candidature de son mentor pour l’élection de novembre prochain, Assemian Kassi (ancien secrétaire général), les anciens présidents Charles Légré, Pépé Paul, présenté comme l’héritier moral de Cheickna Sylla. Selon les leaders du mouvement, toutes leurs actions sont menées avec la bénédiction de ce dernier, garant d’une légitimité morale.
A.KONE