Outre l’invité d’honneur, plusieurs personnalités parmi lesquelles le Premier ministre Robert Beugré Mambé, la présidente du Sénat, Kandia Camara, le président du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC), Eugène Aka Ahouélé, des ambassadeurs accrédités en Côte d’Ivoire et des représentants de l’Union africaine étaient également présent à cette cérémonie solennelle.
Selon Me Blessy Chrisosthome, cadre et député PDCI-RDA, ce geste collectif s’inscrit dans une logique de protestation contre « le refus du pouvoir d’ouvrir un dialogue politique avant la présidentielle». « Mes amis et moi n’avons pas voulu rester pour clôturer les travaux, en guise de contestation. Nous sommes donc sortis. Le combat continue. Restons sereins », a expliqué Me Blessy Chrisosthome, cadre et député PDCI-RDA dans une déclaration faite à l’issue de leur retrait.
Ce n’est pas la première fois que les élus PDCI-RDA quittent une session plénière de l’assemblée nationale, le 21 mai dernier, sous la houlette du député Likane Jean, ils avaient avec le soutien de leurs camarades du PPA-CI, claqué la porte la porte du séance pour protester contre les conditions générales de l’organisation de la présidentielle.
Atmosphère socio-politique tendu
A 4 mois de la tenue du scrutin, l’atmosphère socio-politique connait de nouvelles tensions. Plusieurs responsables de partis politiques de l’opposition, désignés candidat de leur parti pour le scrutin d’octobre 2025 sont écartés de la course. Laurent Gbagbo (PPA-CI), Guillaume Soro (GPS) et Charles Blé Goudé (COJEP) ont été radiés de la liste élection en raison de leur situation judiciaire.
Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA a quant à lui été récemment radié de la liste électorale, également écarté de la course à la présidentielle suite à une décision de justice remettant en cause sa nationalité ivoirienne au moment de son inscription sur le fichier électoral.
Devant ce qu’il qualifie d’une instrumentalisation de la justice à des fins politiques et une volonté manifeste du pouvoir de verrouiller le processus électoral, l’opposition appelle à l’organisation d’un dialogue politique en vue de régler les différends et aboutir à instaurer des conditions garantissant la tenue d’une élection apaisée en octobre prochain.
E.K.