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Réunies au sein du collectif « Solidarité », qui regroupe plus de quinze fédérations olympiques, ces organisations disent vouloir alerter l’opinion publique et les autorités sportives sur une situation qu’elles jugent préoccupante pour l’avenir du sport national.
Dans une déclaration lue par leur porte-parole, Ballo Tiémoko, président de la Fédération ivoirienne de tennis de table, les membres du collectif estiment que l’instance olympique s’est progressivement éloignée des attentes des fédérations qui constituent pourtant sa base. « Nous sommes réunis aujourd’hui pour alerter l’opinion publique et les autorités sportives sur les graves dysfonctionnements au sein du Comité olympique de Côte d’Ivoire qui compromettent le développement du sport ivoirien », a-t-il déclaré. Selon le collectif, le Cno-Civ serait devenu « (…) sourde aux aspirations de sa base ». Les fédérations pointent quatre dérives majeures qu’elles jugent contraires à l’esprit de la Charte olympique.
Elles contestent d’abord l’organisation de l’Assemblée générale ordinaire de décembre 2025, qui se serait tenue, selon elles, dans un climat d’exclusion, avec des doutes sur la validité du quorum. Le collectif dénonce également un manque de transparence autour du budget 2026 du Cno-Civ, annoncé à 2,1 milliards de francs Cfa, dont la répartition entre les fédérations n’aurait pas été clairement détaillée.
Les membres de « Solidarité » évoquent aussi des zones d’ombre dans l’attribution des bourses olympiques destinées à la préparation des athlètes pour les Jeux de Los Angeles 2028, estimant que certaines fédérations performantes seraient écartées au profit de structures jugées plus proches de la direction actuelle. Enfin, ils reprochent au secrétariat général de ne pas transmettre dans les délais légaux certains documents officiels, notamment les rapports moraux et financiers. Le collectif affirme par ailleurs que la relation entre le Cno-Civ et les fédérations s’est fortement dégradée, évoquant des tensions avec près de la moitié des structures membres. Il appelle au respect des statuts, à une gestion plus transparente et à un processus électoral crédible à l’approche de l’Assemblée générale élective prévue en avril.
Le groupe « Solidarité » regroupe entre autres, les présidents de fédérations de judo, lutte, badminton, gymnastique, tir à l’arc et escrime, représentant, selon ses membres, près des deux tiers du collège électoral du Cno-Civ. Joint au téléphone, le secrétaire général du Comité olympique, Jeannot Kouamé, affirme qu’il n’est pas « surpris » de la sortie du collectif « Solidarité ». Il s’est réservé de tout commentaire, sans avoir pris connaissance des accusations contenues dans la déclaration.
Axel KONE