Cette rencontre inaugurale réveille également les souvenirs du Mondial 2010. À Johannesburg, lors du match d’ouverture, l’Afrique du Sud et le Mexique s’étaient quittés sur un score de parité (1-1). Seize ans plus tard, les deux sélections se retrouvent pour écrire un nouveau chapitre de leur histoire en Coupe du monde, avec l’honneur d’ouvrir une édition qui s’annonce déjà historique.
Pays hôte, le Mexique aborde ce rendez-vous avec le statut de favori. Portée par une série de huit matches sans défaite, égalant son meilleur total d’invincibilité avant une phase finale mondiale, la sélection dirigée par Javier Aguirre nourrit de grandes ambitions. Une victoire d’entrée pourrait déjà peser lourd dans la course à la première place du groupe, également composé de la Corée du Sud et de la République tchèque. L’enthousiasme populaire promet une atmosphère électrique dans l’enceinte mythique de Mexico, qui accueille pour la troisième fois un match d’ouverture de Coupe du monde après les éditions de 1970 et 1986. Mais cette ferveur populaire représente aussi une pression considérable pour une équipe attendue au tournant par tout un pays.
Face aux Mexicains, l’Afrique du Sud retrouve la scène mondiale pour la première fois depuis le Mondial 2010 organisé sur son sol. Les Bafana Bafana, emmenés par le sélectionneur belge Hugo Broos, espèrent déjouer les pronostics malgré un effectif composé majoritairement de joueurs évoluant dans le championnat local. Conscient du défi qui attend ses hommes dans un stade acquis à la cause mexicaine, Broos a insisté sur la nécessité de rester concentré sur l’essentiel. « Pour nous, ce sera une expérience fantastique. Il est très important que nous respections notre plan de jeu et que nous ne prêtions pas attention à ce qui se passe dans les tribunes », a déclaré le technicien belge.
Le sélectionneur a également rappelé à ses joueurs qu’ils pouvaient compter sur le soutien de tout un pays malgré la faible présence attendue des supporters sud-africains dans les gradins de l’Azteca. « Nous savons que nous avons le soutien de toute la nation. Nous l’avons ressenti ces derniers jours et durant notre préparation en Afrique du Sud. Je veux que mes joueurs s’en souviennent au moment du coup d’envoi : nous jouons pour notre pays, pour tous ceux qui croient en nous », a-t-il affirmé.
Installés dans leur camp de base de Pachuca avant de rejoindre Mexico mardi, les Sud-Africains ont toutefois connu une préparation perturbée. Des problèmes de visa ont retardé l’arrivée de plusieurs membres de la délégation, réduisant leur temps d’adaptation aux conditions d’altitude du centre du Mexique.
Axel KONE