Organisée en partenariat avec l’Institut danois des droits de l’Homme (IDDH), cette rencontre visait à engager une réflexion approfondie avec les représentants des différentes sensibilités politiques sur la réforme de l’organe de gestion des élections (OGE). Il s’agissait notamment de recueillir les attentes et propositions des acteurs politiques, d’identifier les garanties institutionnelles et procédurales susceptibles de renforcer la confiance dans le futur OGE et de favoriser une réforme fondée sur les principes de participation, d’inclusion, de transparence, d’impartialité et de respect des droits de l’Homme.
À l’ouverture des travaux, le président du CNDH, Dr Adjelou Christian Arnaud, a souligné la volonté de l’institution de contribuer au dialogue entre les différentes sensibilités politiques. « Le CNDH, à travers cette activité, entend contribuer au renforcement du dialogue inclusif et constructif entre les différentes sensibilités politiques autour de la réforme de l’organe de gestion des élections, en vue de favoriser un processus transparent, participatif, consensuel et conforme aux principes démocratiques ainsi qu’aux exigences de protection et de promotion des droits de l’Homme », a-t-il déclaré.
Deux communications ont ponctué la rencontre. La première, animée par Kevin Adomayakpor, a porté sur le thème : « Réforme de l’OGE et confiance électorale : enjeux, principes et garanties d’une gouvernance électorale crédible ». La seconde communication, présentée par Bamba Sindou, était consacrée à la « Gouvernance électorale et droits de l’Homme : quelles garanties pour l’exercice effectif des droits politiques ? ».
Ces deux communications ont donné lieu à des échanges nourris entre les participants. Les représentants des partis et groupements politiques ont exposé leurs préoccupations et formulé des recommandations sur les conditions d’une réforme de l’organe électoral. Au terme des échanges, les participants ont souhaité que leurs préoccupations et propositions soient effectivement prises en compte dans le processus de réforme. Ils ont, à cet effet, sollicité le CNDH pour porter leurs attentes auprès des autorités compétentes.
À travers cette initiative, le CNDH entend ainsi contribuer à la poursuite du dialogue entre les acteurs politiques et à une meilleure prise en compte des enjeux liés aux droits de l’Homme dans le processus de réforme de l’organe de gestion des élections.
E.KOUAKOU