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« Les images d’ordures entassées aux carrefours, de bacs débordants et de rues envahies par les déchets ont fini par provoquer une réaction immédiate des autorités ivoiriennes. Le gouvernement qui entend apporter une réponse dans les meilleurs délais a réuni autour de la table les entreprises Eco-Eburnie, Ecoti SA, Clean Eburnie ainsi que plusieurs structures sous-traitantes impliquées dans la chaîne opérationnelle de collecte et de traitement des déchets », rapporte une note du ministère.
Le ministre était sans équivoque : « Dans trois jours, Abidjan doit redevenir propre ». Ainsi, plusieurs décisions opérationnelles ont été annoncées. Les opérateurs ont été instruits d’intensifier immédiatement les rotations de collecte dans les communes les plus touchées et d’accélérer les travaux d’aménagement sur les sites de traitement. Des espaces temporaires devraient également être aménagés afin de maintenir la continuité des opérations pendant la réalisation de nouveaux casiers techniques destinés à augmenter les capacités d’enfouissement.
Par ailleurs, Amédé Koffi Kouakou a tenu à rappeler les efforts financiers consentis par l’État dans le secteur de la salubrité. « Les ordures coûtent extrêmement cher à la Côte d’Ivoire ». Selon les chiffres avancés, le traitement complet d’une tonne de déchets, de la collecte jusqu’à l’enfouissement technique, représenterait environ 40 000 FCFA supportés par les finances publiques.
Les autorités évoquent désormais la nécessité d’une modernisation plus profonde des centres d’enfouissement, des capacités de transfert et de l’ensemble de la chaîne logistique de traitement.
E.KOUAKOU