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Le constat fait savoir que le succès d’une saison dépend souvent de la qualité de la préparation estivale. Une pré-saison structurée, progressive et scientifiquement réfléchie permet aux équipes d’être prêtes physiquement et mentalement tout en limitant les pépins physiques. Cette note technique présente les cinq piliers essentiels d’une planification réussie sur 6 semaines (environ 42 jours). Le premier pilier est la durée. La période idéale s’étend sur 6 semaines. Elle permet de construire une montée progressive de la charge d’entraînement. L’accumulation doit être contrôlée et planifiée pour améliorer la forme physique sans basculer dans le risque de surcharge.
Ensuite, il y a le volume de séances. En moyenne, il s’agit de viser environ 42 séances d’entraînement sur la phase de pré-saison. Ce volume doit être ajusté selon le calendrier, les déplacements et les matchs amicaux. Il y a un lien direct entre le volume de séances d’entraînement d’avant-saison et la baisse des taux de blessures au cours de la saison. Plus le volume est maîtrisé et conséquent, plus il est corrélé à une baisse des blessures durant la saison. En outre, vient le volet concernant les matchs amicaux. Il est recommandé de planifier 5 à 6 matchs amicaux tout au long de la phase. Ceux-ci sont essentiels pour la préparation physique, tactique et psychologique.
Les matchs doivent être stratégiquement espacés pour refléter les rythmes de la semaine de jeu. Il faut prendre en compte également, les jours de repos en incluant environ 20 % de jours de repos ou de récupération. Soit autour de 9 jours sur 6 semaines. Cela assure l’adaptation, réduit l’accumulation de fatigue et respecte l’équilibre entre le stress et la récupération.
Le Directeur technique national invite à tenir compte de la simulation de compétition. « Les 6 à 7 derniers jours devraient simuler un microcycle complet menant au jour du match. Cela aide à faire passer les joueurs au rythme des exigences officielles du match. La périodisation fondée sur des preuves, contextualisée à la philosophie, aux objectifs du club et aux besoins des joueurs, est ce qui devrait séparer la préparation de chaque club », fait remarquer M. Hattab.
Au-delà de ces principes, souligne-t-il, chaque club doit adapter cette structure à sa philosophie, à ses objectifs et au profil de ses joueurs. « C’est cette contextualisation, appuyée par une périodisation fondée sur des données et des retours d’expérience, qui transforme une préparation classique en un véritable levier de performance », insiste le technicien.
E.KOUAKOU