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Au terme de cette épreuve marathon organisée par la Fédération ivoirienne de Taekwondo (Fitkd), la Ligue du Plateau s’est hissée en tête du classement général avec quatre médailles d’or et plusieurs podiums supplémentaires, devançant Marcory (4 médailles d’or) et Koumassi, 3e avec 2 or et 4 argent. Une performance collective solide qui consacre la régularité de cette ligue sur l’ensemble de la compétition.
Après plusieurs années d’arrêt, ce retour du championnat national senior s’impose déjà comme un moment important de la saison. Sous l’impulsion de Jean Marc Yacé, la Fédération ivoirienne de Taekwondo a réussi son pari : réunir l’élite nationale dans un cadre compétitif exigeant. Le public, mobilisé du début à la fin, a accompagné chaque combat avec ferveur, saluant les performances jusqu’aux dernières finales.
Si les favoris ont globalement tenu leur rang, la révélation de la compétition reste Konaté Hakim. Le représentant de Koumassi a créé la surprise en s’imposant dans sa catégorie face à des adversaires plus expérimentés. Une victoire qui témoigne du renouvellement en cours au sein du taekwondo ivoirien. Autre moment marquant, le duel en quart de finale entre Soumahoro, jeune talent du Gbêkè, et Mady Farhat. Dans un combat fermé et tactique, longtemps indécis, l’expérience de Farhat a fini par faire la différence. Mais Soumahoro, combatif jusqu’au bout, a marqué les esprits et confirmé son potentiel.
Les cadres de la sélection nationale, eux, n’ont pas failli. Angaman, Konaté Ben Younouss, Kobenan Aaron, ainsi que Bathily Astan et Djé Nouria Roxane, ont confirmé leur statut en dominant leurs catégories respectives avec maîtrise. Au palmarès individuel, Konaté Hakim a été désigné meilleur athlète chez les hommes, tandis que Djé Nouria Roxane s’est distinguée chez les dames. Le prix du meilleur arbitre est revenu à Fangnihoun Rodrigue.
Au-delà des résultats, cette édition 2026 symbolise surtout la relance d’une discipline en quête de renouveau. La forte participation de jeunes athlètes, souvent à leur première expérience nationale, et leur capacité à rivaliser sans complexe avec les plus aguerris illustrent la qualité du travail de formation mené dans les clubs. Pour de nombreux observateurs, ce succès porte la marque d’une vision. « Il serait impardonnable d’omettre Maître Jean Marc Yacé. Il a su redonner espoir à toute une génération », a confié un cadre technique. Cette édition réussie confirme le retour durable du championnat national senior qui s’impose à nouveau comme la vitrine du taekwondo ivoirien.
A.KONE