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Ce grand homme a marqué l’histoire de son pays, aussi bien par ses écrits que par son engagement pour la paix et la justice. Premier avocat burkinabè et premier Bâtonnier de l’Ordre, il a été un pionnier dans le domaine juridique et un fervent défenseur de la culture africaine.
Frédéric Titinga Pacéré s’est distingué par son talent littéraire, remportant en 1982 le prestigieux Grand Prix littéraire d’Afrique noire pour ses œuvres « Poèmes pour l’Angola » et « La Poésie des griots ». Ces deux ouvrages, empreints de sensibilité et de profondeur, rendent hommage aux cultures africaines et aux valeurs de résilience. Par ses écrits, Pacéré Titinga a non seulement porté la voix du Burkina Faso, mais il a aussi contribué à faire rayonner la poésie africaine sur la scène internationale.
En novembre 2019, alors que le Burkina Faso faisait face à une montée des violences terroristes, Pacéré, à 76 ans, répondit à l’appel du président Roch Marc Christian Kaboré pour une mobilisation générale. Dans un geste symbolique fort, il demanda son incorporation dans l’armée, une démarche qui a surpris mais révélé son attachement indéfectible à la patrie.
Pour lui, l’engagement n’avait pas d’âge, et la lutte pour la paix dépassait les générations. Ce patriotisme sincère a inspiré de nombreux Burkinabè, prouvant que l’amour de la patrie pouvait transcender toutes les barrières.
Pacéré n’a jamais cessé de croire en la force de la culture et des traditions pour rétablir la paix. En juin 2019, il lança l' »Appel de Manéga », une initiative de grande envergure visant à restaurer la cohésion sociale au Burkina Faso. Entouré de 100 personnalités, il commémora le centenaire de la création de la Haute-Volta, aujourd’hui Burkina Faso, en appelant à l’unité nationale. Cet événement marquant témoigne de son désir de bâtir un avenir où les valeurs culturelles jouent un rôle fondamental dans la lutte contre le terrorisme.
En plus de ses accomplissements juridiques et littéraires, Pacéré a marqué la vie culturelle de son pays en tant que chef de Manéga, son village natal, où il œuvrait pour préserver les traditions et transmettre l’histoire burkinabè. Sa contribution à la mémoire nationale restera inoubliable, tout comme son engagement pour un Burkina Faso fort et uni. Aujourd’hui, son œuvre littéraire, son engagement et sa sagesse restent un précieux héritage pour le Burkina Faso et pour l’Afrique entière.
Source Digital Magazine