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Soulagement et tristesse pour Abdoulaye Traoré, président du parti RJS (Rassemblement pour la justice sociale) et vice-président de la coalition Jigiya Kura-Espérance Nouvelle, dont le parti NVPM d’Ibrahim Nabi Togola est également membre. En exil politique hors du Mali, Abdoulaye Traoré se réjouit de la libération de son camarade de lutte et ami. Mais sa joie est empreinte d’amertume.
« On se réjouit beaucoup. Nous n’avions aucune information le concernant, rappelle Abdoulaye Traoré. Il a regagné sa famille lundi soir, donc vraiment on se réjouit pour ça. Nous sommes heureux, mais en même temps, nous éprouvons un sentiment de tristesse. Il est rentré très affaibli, il est malade, parce qu’il a été maltraité. À présent, il se repose. Il est rentré très fatigué. »
Lorsqu’il a été enlevé par la Sécurité d’État, Ibrahim Nabi Togola s’apprêtait à lancer une nouvelle plateforme d’opposition. Souhaitera-t-il, après ce calvaire d’un mois et demi, poursuivre le projet ? Il est trop tôt pour le dire, et même pour lui poser la question. Mais Abdoulaye Traoré, lui, reste déterminé :« Il va de soi que le projet soit toujours d’actualité, assure ce cadre politique de l’opposition. Nous nous battons pour notre pays, nous nous battons pour l’État de droit et pour la démocratie. Nous continuerons toujours à lancer des initiatives pour faire en sorte que les militaires regagnent les casernes et pour un retour à l’ordre constitutionnel normal. »
De nombreux prisonniers politiques ou d’opinion sont toujours détenus dans les prisons maliennes, ou dans les geôles secrètes de la Sécurité d’État.
RFI