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Le proche collaborateur du président du Ppa-Ci, Laurent Gbagbo, a précisé les noms de ses camarades de lutte qui, selon lui, ont été arrêtés « de nuit », « et emmenés vers des lieux inconnus » : Pascale Zaholy, députée-suppléante de Yopougon ; Kado Gnegbré (Secrétaire nationale technique – Snt) ; Josué Kouamé ; Kouassi Brou ; Éric Kogo ; Fofana Souleymane et Zoh Inza. Sébastien Dano Djédjé a traduit la solidarité totale du Ppa-Ci envers ses militants et réclamé « leur libération immédiate ». « Le Ppa-Ci dénonce avec la plus grande fermeté ces pratiques anticonstitutionnelles, héritées du passé sombre de notre pays », a-t-il décrié.
L’ex-ministre de la Réconciliation nationale a interpellé les autorités : « Le Ppa-Ci exhorte le pouvoir en place à cesser ces pratiques déshonorantes et à se conformer pleinement aux exigences de l’État de droit, en assurant la sécurité et la liberté de tous les citoyens, et tout particulièrement, des militants de l’opposition ». M. Djédjé a également fait une mise en garde : « Nous suivons cette affaire avec la plus grande vigilance et nous nous réservons, conformément à la loi, le droit d’agir pour faire obstacle à l’installation d’une dictature rampante ». Le conférencier a livré la position du Ppa-Ci sur les évènements de Yopougon. « Le Ppa-Ci condamne fermement ces actes de violence et exprime sa compassion aux victimes », a-t-il dit.
Présomption d’innocence
Dans cette affaire, le président exécutif du Ppa-Ci a fait un rappel : « Nous rappelons qu’en République, la présomption d’innocence est un droit sacré, tout comme la protection contre les arrestations arbitraires. Les libertés d’expression, d’association, de réunion pacifique et de circulation ne sauraient être criminalisées. Les autorités sont tenues de notifier immédiatement les motifs d’arrestation, de présenter les personnes arrêtées devant un magistrat dans les délais légaux, de garantir leur accès à un avocat, ainsi que d’informer et d’accorder l’accès aux familles et au personnel médical ».
Pour Sébastien Dano Djédjé, si les services de sécurité disposent d’éléments à reprocher aux cadres du Ppa-Ci arrêtés, ils doivent les convoquer dans le strict respect de la loi. Le président exécutif du Ppa-Ci a attiré l’attention sur le fait que la Côte d’Ivoire a reconnu la compétence de la Cour pénale internationale (Cpi) pour les crimes commis après le 1er juillet 2002, en ratifiant le Statut de Rome dès 2013. « Il (le Ppa-Ci, Ndlr) se donne le droit de dénoncer ces cas d’arrestations arbitraires, d’enlèvements clandestins, de mauvais traitements et de persécutions à caractère politique. De même que nous nous proposons dès maintenant de saisir les organisations des droits de l’Homme », a-t-il prévenu.
Le conférencier a indiqué qu’en dépit de tous ces nouveaux développements, la marche du front commun Ppa-Ci – Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (Pdci-Rda) est maintenue à la date du samedi 9 août 2025, de Marcory à Treichville. Sébastien Dano Djédjé a ainsi appelé les militants et sympathisants du Ppa-Ci à rester mobilisés pour cette marche pacifique pour laquelle des dispositions sécuritaires seront prises en interne.
E.KOUAKOU