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Dans son communiqué signé d’elle-même et daté du mardi 11 novembre 2025, la candidate, classée 3e au scrutin présidentiel d’octobre dernier, a interpellé la Commission électorale indépendante (Cei) sur la non-publication du « décret n°2025-656 du 30 juillet 2025 portant convocation des collèges électoraux » relatif aux législatives du 27 décembre.
Toute chose qui, selon la présidente du Mgc, constituerait un vice de procédure. « Après vérification minutieuse, le Mgc constate qu’aucune trace de ce décret n’est disponible ni sur le site officiel de la ni sur les plateformes institutionnelles du gouvernement, ni au journal officiel de la République de Côte d’Ivoire. Cette absence de publication constitue une violation grave du principe de transparence électorale et du droit d’accès à l’information publique, tels que garantis par la Constitution et les lois de la République », a dénoncé l’ancienne Première dame.
Aux dires de l’ex-députée d’Abobo, ex-présidente du groupe parlementaire du Front populaire ivoirien (Fpi) à l’Assemblée nationale, la convocation régulière et publique des collèges électoraux par les institutions et organes compétents représente une condition essentielle à la légalité et à la légitimité du processus électoral. Cependant, cette non-publication pourrait être source de suspicion entre les différents acteurs engagés dans le processus.
C’est fort de cela qu’elle a invité « la Cei à publier sans délai le texte intégral dudit décret, dans le strict respect des obligations de transparence et d’égalité d’accès à l’information ». Au gouvernement, Simone Gbagbo a demandé « de veiller à la diffusion officielle de tous les actes relatifs à l’organisation des élections » tel que prévu par les textes de loi. Toutefois, la présidente du Mgc a souligné qu’elle se réservait le droit « d’engager toutes les voies légales en vue d’obtenir la communication officielle du texte concerné et de faire respecter la légalité républicaine ».
Dans un souci d’équilibre de l’information, nous avons joint, mardi 11 novembre, en début de soirée, une source officielle au sein de l’organe électoral. La source a relevé que la publication de ce décret présidentiel, quoi qu’il engage la commission, n’était pas du ressort de la Cei. La Cei, précise notre source, a uniquement l’obligation de « l’exécution du décret » au même titre que le « ministère de l’Intérieur ». « Il n’y a ni erreur, ni faute de la part de la Cei. C’est de la mesquinerie politique. Il n’y a pas d’obligation faite à la Cei de publier mais il revient au gouvernement de le faire dans le journal officiel », a expliqué la source.
E.KOUAKOU