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La ministre a précisé que l’étape de l’Assemblée nationale française est attendue pour finaliser ce chapitre historique. Toutefois, elle a rappelé que la Convention signée le 18 novembre dernier à Paris avec son homologue française permet d’ores et déjà de préparer concrètement le retour du Djidji Ayokwê en Côte d’Ivoire.
Françoise Remarck a déclaré que le Djidji Ayokwê, tambour sacré arraché à la communauté atchan en 1916, constitue un symbole vivant de la culture de ce peuple lacunaire et de la mémoire collective nationale. Elle a assuré que « ce patrimoine inestimable retrouvera bientôt sa terre d’origine ».
L’émissaire du gouvernement ivoirien a souligné que l’engagement constant du Président de la République, Alassane Ouattara, ainsi que le soutien actif du Premier Ministre, Robert Beugré Mambé, et la solidarité gouvernementale, ont été déterminants dans l’aboutissement de ce processus. Elle a également salué la détermination des sénateurs français, en particulier ceux de la Commission de la Culture conduite par Laurent Lafon.
Selon elle, cet aboutissement est aussi le fruit d’une synergie exemplaire entre le Musée des Civilisations de Côte d’Ivoire pour lequel l’État a engagé d’importants travaux et le Musée du Quai Branly–Jacques Chirac, son département ministériel, les scientifiques et universitaires ivoiriens et français, les communautés locales, France Diplomatie, Expertise France et la formation des conservateurs ivoiriens dans les domaines de la numérisation, de la 3 D.
Tout en exprimant sa profonde reconnaissance à son homologue française, Rachida Dati, pour sa disponibilité et pour l’esprit de dialogue constructif, Françoise Remarck a réaffirmé que la Côte d’Ivoire sera prête à accueillir dignement ce trésor culturel précieux pour son histoire et pour son identité.
E.KOUAKOU