Placée sous le thème « Regards croisés de l’État et du mouvement sportif olympique sur l’avenir de nos jeunes champions : objectif performance », la rencontre a permis de faire le point sur les mécanismes d’accompagnement mis en place en faveur du sport de haut niveau. Intervenant au nom du ministère des Sports, le directeur général des Sports et de la Vie fédérale (Dgsvf), Adama Doumbia, a rappelé les différentes actions engagées par l’État, depuis l’indépendance, pour contribuer au rayonnement de la Côte d’Ivoire à travers le sport. « L’épanouissement des jeunes en général, et celui des jeunes sportifs en particulier, a régulièrement été porté au rang des priorités nationales par les gouvernements successifs de la Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré.
Le Dg a notamment cité la loi de 2014 relative au sport et ses textes d’application, ainsi que le statut accordé aux sportifs de haut niveau. À ces dispositions s’ajoutent les infrastructures sportives, l’encadrement technique et le soutien financier accordé aux athlètes engagés dans les compétitions internationales.
Au titre des mesures d’accompagnement, Adama Doumbia a indiqué que 80 millions de Fcfa ont été mobilisés en 2026 au profit de 77 sportifs, allant des athlètes olympiques évoluant à l’étranger ou en Côte d’Ivoire jusqu’aux jeunes espoirs. « Il y a des mesures que l’État a prises pour accompagner nos sportifs de haut niveau. Depuis plusieurs années, nos athlètes reçoivent un pécule », a-t-il expliqué. Le responsable de l’administration sportive a également évoqué la subvention annuelle destinée à la préparation des sportifs de haut niveau. Celle-ci s’élève à 240 millions de Fcfa et permet notamment de soutenir la préparation d’athlètes tels que Cissé Cheick Sallah, Ruth Gbagbi et Kimi Ossin.
Au-delà de la préparation aux compétitions, la question de l’après-carrière a également été abordée. Adama Doumbia a rappelé qu’un décret prévoit un statut particulier pour les sportifs de haut niveau, avec plusieurs avantages, notamment des possibilités d’intégration dans certains secteurs, dont l’Institut national de la jeunesse et des sports (Injs) et, sous certaines conditions, la fonction publique.
La Journée olympique a également été l’occasion de souligner la complémentarité entre le ministère des Sports et le Cno-Civ dans l’accompagnement des fédérations, la préparation des athlètes et la promotion des valeurs olympiques. Autour de la table, Kouadio Kouamé, secrétaire général du Cno-Civ, et Méité Ben Youssef, président de la Commission Athlètes, ont insisté sur des valeurs essentielles à la construction d’une carrière sportive : le courage, le dépassement de soi, l’entraide et le goût de l’effort. Les intervenants ont également rappelé que la recherche de la performance ne repose pas uniquement sur le travail effectué au sein des fédérations. Elle suppose aussi un engagement individuel et une discipline quotidienne de la part des athlètes.
Cette exigence prend une importance particulière alors que la Côte d’Ivoire prépare les prochaines échéances internationales. Suzanne Wolber, 3e vice-présidente du Cno-Civ, a salué une journée riche en informations et insisté sur la nécessité, pour les fédérations, de mieux connaître les dispositifs existants afin d’en faire bénéficier leurs athlètes.
Lors de cette Journée olympique, l’État et le mouvement sportif ainsi réaffirmé leur volonté de renforcer la préparation des athlètes et de créer les conditions nécessaires à une progression durable de la performance ivoirienne. Elle s’est tenue à quelques semaines des Jeux olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre. La Côte d’Ivoire devrait y prendre part avec une dizaine d’athlètes engagés dans sept disciplines. Au-delà de Dakar, le mouvement olympique ivoirien se projette déjà vers les prochaines échéances, avec Los Angeles 2028 comme autre objectif.
A.KONE