Ce jeudi 12 septembre 2024, Bassirou Diomaye Faye s’est adressé, comme prévu, à la nation sénégalaise dans la soirée. Le président de la République, élu en avril dès le premier tour, s’est exprimé quant à la situation politique délicate dans laquelle il se trouve, avec un Parlement dominé par l’opposition, à commencer par le camp de son prédécesseur, Macky Sall.
L’actuel chef de l’État du Sénégal a donc tranché. Selon les règles du Conseil constitutionnel, Bassirou Diomaye Faye devait attendre deux ans de législature pour pouvoir dissoudre l’Assemblée nationale. Ce cap a été franchi ce 12 septembre ; le président de la République a annoncé cette dissolution.
« L’heure est venue d’ouvrir une nouvelle temporalité »
Dans son message, Bassirou Diomaye Faye a d’abord accusé l’Assemblée nationale de « ramer à contre-courant de la volonté du peuple sénégalais » avant de s’appuyer sur l’article 87 de la Constitution. Après avoir consulté le Conseil constitutionnel, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale, il a acté son choix :
« Je dissous l’Assemblée nationale pour demander au peuple souverain les moyens institutionnels qui me permettront de donner corps à la transformation systémique que je leur ai promise. Aujourd’hui plus que jamais l’heure est venue d’ouvrir une nouvelle temporalité à notre quinquennat. »