|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
Dans un entretien après cette confrontation, le président de la Fédération ivoirienne de Football (Fif), Yacine Idriss Diallo, est revenu sur les raisons de la pause de l’an passé. « L’année dernière, nous n’avons pas pu organiser l’événement, car il coïncidait avec le rappel à Dieu de notre regretté feu Sory Diabaté. Par respect, nous avons préféré marquer une pause », a-t-il expliqué. Cette saison, la Fif a voulu relancer la compétition avec ambition et stratégie. « Notre priorité était de démarrer la saison assez tôt pour que nos clubs aient quelques matchs dans les jambes avant les compétitions africaines. Et je pense que nous avons réussi ce pari », affirme Idriss Diallo.
Initialement prévue à Bouaké, la rencontre a finalement eu lieu à Yamoussoukro pour des raisons logistiques. Le stade de Bouaké étant mobilisé pour les festivités de l’indépendance, l’organisation s’est déplacée vers la capitale politique, un choix fort de sens. « Yamoussoukro est la ville de Félix Houphouët-Boigny, et elle porte le nom de la coupe. C’était un choix hautement symbolique », souligne le président. Même si les matchs de reprise sont souvent poussifs, le niveau affiché lors de cette finale a surpris positivement. Le FC San Pedro a montré sa solidité et confirme son statut de spécialiste des coupes. « Ils ont fait un très bon match, bravo à eux. Mais je veux aussi saluer le Stade d’Abidjan, qui n’a pas démérité », a ajouté Idriss, appelant tous les clubs à bien préparer la reprise du championnat.
En marge de cette relance, le président de la Fif a également salué une autre réussite, celle du formateur Bassiriki, lauréat du prix national des formateurs sportifs. « Ce prix, décerné sous la présidence du Premier ministre au nom du Chef de l’État, récompense le sérieux et le travail bien fait. Ce matin-là, il reçoit le prix, et le soir, il remporte la finale des championnats scolaires. Ce n’est pas un hasard », a-t-il déclaré, visiblement ému. Cette distinction s’inscrit dans une stratégie plus large de développement du football chez les jeunes. « Nous travaillons depuis trois ans sur cette base. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire commence à s’imposer dans les compétitions de jeunes. Nous ne sommes pas encore au sommet, mais nous avançons », conclut-il.
Le président de la Fif a enfin donné rendez-vous à toute la communauté footballistique le 16 août prochain à Korhogo, pour la suite de la saison.
A.KONE