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Dès 8h du matin, 216 athlètes (145 garçons et 71 filles), issus de toutes les ligues régionales du pays, se sont affrontés dans les différentes catégories de poids. Cette compétition, organisée par la Fédération ivoirienne de Taekwondo (Fitkd), sous l’impulsion du président Jean-Marc Yacé et son comité directeur, a permis de mesurer le niveau technique de la relève ivoirienne, tout en servant de base de détection pour les futures compétitions internationales.
Chez les garçons, Konaté Hakim, du club Amitié Sainte Thérèse de Koumassi, a brillé de manière spectaculaire dans la catégorie des -55 kg. Combatif, rapide et tactiquement irréprochable, il a survolé sa poule avant de s’imposer en finale. Son talent et sa régularité lui valent d’être désigné meilleur athlète masculin du championnat. Au niveau féminin, Sidibé Myriam, représentante de la Ligue d’Aboisso, s’est imposée dans la catégorie des -63 kg. Dominatrice du début à la fin, elle a impressionné par sa précision et sa concentration. Elle repart avec le titre de meilleure athlète féminine, saluée par l’ensemble des officiels.
Le prix du meilleur arbitre a été décerné à Katina Junior, issu de la ligue de Bouaké, pour sa gestion exemplaire des combats, son autorité calme sur les tatamis et sa parfaite maîtrise du règlement. Une distinction qui souligne l’importance de la rigueur arbitrale dans la formation des jeunes. Plusieurs athlètes se sont distingués dans d’autres catégories de poids. Entre autres, Berthe Ramata (42 kg, OD Tafiré), Touré Mahmoud (-63 Kg, Vital), Diarrassouba Fatima (-46 kg, Famien) et Ouattara Baba (-59 Kg, Kobeban).
Pour la Fédération ivoirienne de Taekwondo, ce championnat national juniors 2025 est une réussite à plusieurs niveaux : qualité technique des combats, discipline des athlètes, présence du public et détection de nouveaux talents. « Le niveau n’est pas mal. Il y a encore du boulot à faire certes, mais j’aime ce que je vois en tant que directeur technique. On aime ce qu’on voit parce que c’est le processus. Il ne faut jamais rater les étapes. On ne se lève pas demain pour être champion du monde. On commence d’abord par les championnats… Ensuite, tu commences à te qualifier sur le plan olympique. Avec ce qu’on voit, il y a de très bonnes choses. On a de belles petites. Les enfants ont beaucoup de talent. Mais il y a de la matière à travailler », explique le Dtn de la Fitkd, Sébastien Konan. Et de préciser : « Ce championnat montre que la relève est bien là. Notre objectif est de construire un vivier solide pour la sélection nationale ».
La suite logique pour ces jeunes champions, ce sont les compétitions africaines et mondiales. Grâce à cette plateforme nationale, la Fitkd espère mieux préparer ses athlètes aux exigences de l’élite mondiale et renforcer la présence ivoirienne sur les podiums internationaux. Le rendez-vous est pris pour les prochaines compétitions locales, stages de perfectionnement et compétitions zonales, où Konaté, Sidibé et leurs camarades tenteront de confirmer leur statut de futurs piliers du taekwondo ivoirien.
A.KONE