Dans son allocution, le président de la Fitkd, Jean-Marc Yacé, a salué la mémoire d’un homme dont la contribution a marqué à jamais l’histoire du taekwondo ivoirien et africain. « Jean Emmanuel Pamah a ouvert la voie. C’est lui le pionnier, celui qui a remporté la première médaille internationale pour la Côte d’Ivoire en 1975. Nous sommes réunis pour lui rendre un hommage mérité, à une figure emblématique, un mentor, un modèle et une fierté nationale », a-t-il dit, rappelant que cette médaille n’était pas seulement la première pour la Côte d’Ivoire, mais aussi la première pour le continent africain dans cette discipline.
Reconnaissante, la Fédération a décidé de célébrer « un homme dont le nom restera gravé dans les annales du sport ivoirien ». En reconnaissance de son parcours exceptionnel, le comité directeur de la Fitkd a attribué à titre posthume le grade de Ceinture Noire 7ᵉ dan Kukkiwon à Jean Emmanuel Pamah.
Pour le président Yacé, cette distinction va bien au-delà d’un simple honneur.
« C’est l’expression d’une gratitude profonde de toute une communauté. Maître Pamah incarne la rigueur, la passion et la persévérance. Il a bâti les fondations sur lesquelles repose aujourd’hui le taekwondo ivoirien », a insisté le président.
Une légende saluée par ses pairs
Jean-Marc Yacé s’est également souvenu du grand maître, au-delà de l’athlète :
« Je me rappelle quand nous étions jeunes, il venait nous montrer comment casser une barre de glace. Malgré sa force, il faisait preuve d’une grande finesse et d’une profonde humanité. » Le président a exprimé la compassion fraternelle de toute la Fédération à la famille du défunt, avant de conclure, « Que Dieu l’accueille dans sa lumière et qu’il continue, de là-haut, à inspirer la famille du taekwondo », a-t-il conclu.
Le Grand Maître Patrice Remarck (ceinture noire 7e dan Kukkiwon), directeur général du Cscticao, a rendu hommage à celui qu’il considère comme une légende vivante du sport africain. « Vous avez combattu avec honneur, enseigné avec sagesse et vécu avec grandeur. Votre nom, gravé à Séoul en 1975, glorifié en 1996 et enraciné à Abidjan en 1969, restera à jamais le sceau du taekwondo africain. Vous êtes le baobab et la flamme, la fondation et la mémoire », a-t-il soutenu.
Au nom de la famille du défunt, Charles Boguifo a exprimé sa gratitude pour cet hommage « mérité à un homme exceptionnel en tous points ». « L’esprit d’Emmanuel Pamah continue de vivre à travers vous. Cet esprit de combativité et de persévérance doit rester au cœur de la Fédération », a-t-il ajouté.
Une veille religieuse est prévue ce mardi 28 octobre à l’église Sainte Trinité de Koumassi Sicogi 1, avant la levée du corps le jeudi 30 octobre à Ivosep Treichville (13h30 à 14h30) et l’inhumation du regretté grand maître, le vendredi 31 octobre à Jacqueville.
Eric KOUAKOU