L’organisation vise notamment les propos injurieux, les attaques dirigées contre les autorités ainsi que les attitudes incompatibles avec les valeurs de l’Évangile.
Au cours d’une conférence de presse, le président de l’Odec, le pasteur Marcel Kouamenan a critiqué le comportement de certains leaders religieux qui utilisent, selon lui, leur position ou leur ministère pour tenir des discours offensants ou s’en prendre publiquement à autrui. « Il faut que cela cesse : les excès, les débordements et les abus commis au détriment de l’Église », a-t-il affirmé, estimant que de tels agissements ternissent l’image de l’institution ecclésiale et du message chrétien.
Aussi, a-t-il affirmé, un serviteur de Dieu doit avant tout être un artisan de paix, en accord avec les enseignements du Christ qui valorisent la réconciliation, le pardon, la paix et le vivre-ensemble.
Le président de l’Odec a également invité les responsables religieux à se conformer aux lois de la République et à respecter les autorités établies. « Les droits des églises passent d’abord par le respect des lois », a-t-il insisté. Il a dénoncé avec fermeté les situations dans lesquelles le message religieux est utilisé pour propager des injures, de l’agressivité ou du mépris, particulièrement lorsqu’il s’agit de critiquer ou d’attaquer les autorités publiques.
À l’inverse, il a estimé que les responsables religieux devraient prier pour les dirigeants et contribuer activement à la préservation de la paix et de la stabilité nationale. « Dieu a enseigné l’amour », a rappelé Marcel Kouamenan, invitant les serviteurs de Dieu à traduire cet amour en actes, y compris en dehors de leurs communautés religieuses. Il les a notamment encouragés à porter une attention particulière aux personnes démunies, marginalisées ou abandonnées.
Pour lui, l’Église doit demeurer un lieu d’accueil, de prière et de réconciliation. Quant au pasteur, il doit agir comme un véritable berger, soucieux d’accompagner, d’orienter et de prendre soin de ses fidèles. Face à ce qu’elle considère comme des dérives au sein du corps du Christ, l’Odec entend renforcer ses actions de veille et de sensibilisation.
L’organisation souhaite promouvoir davantage de collaboration entre les différentes églises et structures chrétiennes afin de favoriser le dialogue, le conseil et l’accompagnement des responsables religieux. « Désormais, la voix de l’Odec se fera entendre », a déclaré Marcel Kouamenan, assurant que l’organisation continuera de dénoncer les débordements et les abus commis au nom de la religion ou du ministère.
A.KONE