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L’incendie s’est déclaré le samedi 10 janvier 2026, aux environs de 22h15, alors que les trois petites filles dormaient profondément, en l’absence du père de famille. Selon les premières informations recueillies, les victimes se trouvaient dans une baraque appartenant à dame Kpata Sopie Rose, ménagère de 39 ans, domiciliée dans la cour familiale de ses beaux-parents, apprend-on du confrère AIP.
Dame Kpata Sopie Rose vivait dans cette habitation de fortune avec ses deux filles, âgées respectivement de trois mois et trois ans, ainsi qu’une fillette de six ans, confiée à sa garde par un manœuvre. En l’absence de son époux, les enfants avaient été couchés dans la baraque, éclairée par une bougie servant de veilleuse. Constatant que la bougie était presque entièrement consumée, la mère de famille a pris la décision de se rendre dans une boutique voisine pour en acheter une autre, afin de ne pas laisser les enfants dans l’obscurité.
Un geste anodin, motivé par la prudence, qui va malheureusement précipiter le drame. Sur le chemin du retour, des cris de détresse provenant de son habitation attirent son attention. Hélas, sa baraque avait pris feu, de loin les flammes se faisaient apercevoir. Paniquée, la mère a tenté de s’en approcher pour porter secours aux enfants, mais le feu s’était déjà propagé rapidement.
Selon les témoignages, la situation s’est aggravée avec l’explosion d’une bouteille de gaz de type B6, présente dans la baraque. Cette déflagration a intensifié l’incendie, rendant toute tentative de sauvetage impossible pour les riverains et la mère de famille. Alertés, les habitants du quartier se mobilisent et parviennent à maîtriser le feu avant l’arrivée des sapeurs-pompiers civils. Mais il est déjà trop tard. La baraque est entièrement réduite en cendres et les trois fillettes périssent dans l’incendie.
Ce drame relance la question de la sécurité domestique, notamment dans les habitations précaires où l’usage de bougies et de bouteilles de gaz constitue un danger permanent. À Memni, comme à Alépé, l’émotion est vive. Une famille est plongée dans le deuil, et toute une communauté sous le choc d’une tragédie évitable.
A.KONE