Emerse Faé nommé meilleur entraîneur

En compétition avec le Nigéria et l’Afrique du Sud pour ce prix, les Ivoiriens ont su tirer leur épingle du jeu. Vainqueurs de la Can 2023 à domicile, les hommes d’Emerse Faé ont marqué les esprits cette année. Ce prix récompense donc une année exceptionnelle pour les Éléphants qui ont impressionné par leur solidité, leur esprit d’équipe et un jeu collectif maîtrisé. Ils ont fait vibrer le continent durant cette compétition mémorable et historique. Prix logiquement mérité.
Emerse Faé avait fait sensation en début d’année en propulsant la Côte d’Ivoire sur le toit de l’Afrique. L’ex international ivoirien qui prenait les commandes du staff technique des Eléphants après le limogeage de Jean Louis Gasset en pleine compétition a réalisé un exploit inattendu. Une performance digne d’un conte de fées qui a lui permis de graver son nom en lettres d’or dans l’histoire du football ivoirien et africain. Emerse Fae (40 ans) a été préféré au français Sébastien Desarbre, sélectionneur qui a permis à la Rdc d’atteindre le dernier carré à la dernière Can et au belge Hugo Bross qui a hissé l’Afrique du Sud à la troisième place à l’issue de cette grand-messe du football continental. Ancien milieu de terrain passé par le FC Nantes, Reading FC et l’OgcNice, Emerse Fae a défendu les couleurs de la Côte d’Ivoire à 44 reprises (Un but inscrit) entre 2005 et 2012. Il a offert à la Côte d’Ivoire, son troisième trophée en Coupe d’Afrique des Nations.
Lamia Boumehdi a été couronnée meilleure entraîneuse de l’année, après avoir remporté la Ligue des Champions Caf avec le TP Mazembe en battant As Far en finale, devenant ainsi la première femme à réaliser cet exploit. Elle a également conduit l’équipe au titre national en 2024 et à la victoire du tournoi de qualification Unifac pour la Ligue des Champions féminine.
Ademola Lookman a été sacré Ballon d’Or Africain 202
Grand favori devant Serhou Guirassy, le Nigérian Ademola Lookman a été sacré Ballon d’Or Africain 2024 lundi lors des Caf Awards organisés à Marrakech, au Maroc. Un sacre logique du compatriote de Victor Osimhen dans la mesure où l’ailier de l’Atalanta Bergame était déjà le seul représentant africain au Ballon d’Or France Football, où il s’est classé 14e du classement. Le Super Eagle de 27 ans aura présenté le meilleur équilibre de l’année entre performances en club et en sélection. Auteur d’un triplé retentissant en finale de la Ligue Europa mais aussi de performances solides durant la Can (3 buts), marquée par le parcours de son pays jusqu’en finale, Lookman aura inscrit 21 buts, club et sélections confondus, durant la période de référence (janvier-octobre 2024) tout en délivrant une dizaine de passes décisives.
Les deux autres finalistes, Simon Adingra, seul représentant des champions d’Afrique ivoiriens et Ronwen Williams, porte-étendard de l’Afrique du Sud, partaient de plus loin. Logiquement, ils n’ont pas recueilli les faveurs du jury composé des experts de la Caf, des journalistes, des capitaines de sélection africaines, des sélectionneurs et des capitaines et entraîneurs des meilleurs clubs africains.
L’Ivoirien Franck Kessié, capitaine des Eléphants, décisif au sein de la sélection nationale ivoirien fait partie du onze type africain. Avec Achraf Hakimi, Sofyan Amrabat André Onana, Kalidou Koulibaly, Chancel Mbemba, Yves Bissouma, Mohammed Kudus, Mohamed Salah, Victor Osimhen et Ademola Lookman qui complètent l’équipe africaine de l’année.
Le Ballon d’Or féminin récompensant la meilleure joueuse de l’année a été attribué à la Zambienne Barbra Banda. La lauréate a inscrit son nom dans l’histoire en devenant la première joueuse africaine à intégrer le Fifpro Women’s World 11 pour l’année 2024. Aux côtés de Banda, la liste finale des prétendantes à ce titre comprenait également Sanaa Mssoudy, l’attaquante de l’As Far et de la sélection nationale du Maroc et la Nigériane Chiamaka Nnadozie. Ce prix a été remis par le président de la Fifa, Gianni Infantino et le président de la Caf Patrice Motsepe.
Ronwen Willams a été préféré au Camerounais André Onana pour le titre de meilleur gardien africain de l’année. Il ne s’agit pas vraiment d’une surprise tant le Sud-Africain a brillé à la Can, avec notamment 4 tirs au but arrêtés face au Cap-Vert en quarts de finale, ce qui lui avait déjà permis de décrocher le titre de meilleur gardien du tournoi et une place pour le Trophée Yachine de France Football contrairement à Onana.
Lamine Camara sacré Jeune Joueur africain
Tenant du titre, le Sénégalais Lamine Camara a été sacré Jeune Joueur africain de l’année pour la deuxième fois consécutive. A seulement 20 ans, l’international sénégalais a devancé les champions d’Afrique ivoiriens, Karim Konaté (Salzbourg, 20 ans) et Oumar Diakité (Reims, 20 ans), qui faisaient eux aussi partie des finalistes. En lice pour le Prix Raymond Kopa et meilleur buteur du dernier championnat autrichien avant de se blesser gravement, Konaté semblait notamment avoir de réelles chances et peut donc se sentir frustré. Diakité avait quant à lui compilé 5 buts en Ligue 1 durant la période de référence (janvier-octobre 2024) et brillé à la Can avec notamment son but inscrit au bout de la prolongation face au Mali en quart de finale (2-1, ap).
De son côté, Camara aura tiré profit de son doublé contre la Gambie, dont un but somptueux, durant la Can. Ses débuts réussis avec l’AS Monaco, où le milieu de terrain s’est directement imposé comme titulaire, plaidaient aussi en sa faveur. Doha El Madani des FAR de Rabat a remporté le trophée de meilleur jeune joueuse africaine de l’année.
E.KOUAKOU