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Ce match nul face à un adversaire redouté, souvent victorieux dans les confrontations passées, marque une étape importante pour le Cambodge, classé 179ᵉ au classement Fifa en 2023. L’équipe, créée en 1933 et membre de la Fifa depuis 1953, avait essuyé une défaite cuisante face à la Malaisie (9-2) lors de leur premier match officiel en 1956. Abdel Kader Coulibaly, désormais attaquant vedette, apporte un vent de fraîcheur et de nouvelles ambitions aux Guerriers d’Angkor.
Originaire de M’Bahiakro, à l’est de la Côte d’Ivoire, Abdel Kader Coulibaly, 31 ans, a parcouru un long chemin avant de briller au Cambodge. Après des débuts en Côte d’Ivoire, il a multiplié les expériences à l’étranger : Roumanie, Sénégal, Indonésie, et Cameroun. C’est un ami qui l’a orienté vers le Cambodge, une opportunité qu’il a saisie après un essai infructueux en Malaisie. Depuis son arrivée en 2018, Coulibaly a joué pour plusieurs clubs cambodgiens, notamment l’Asia Euro United et le club de la police, avant de s’imposer au ISI Dangkor Senchey FC, une équipe fondée il y a huit ans et reconnaissable à son emblème d’éléphant.
De la Côte d’Ivoire aux Guerriers d’Angkor
Avant de revêtir le maillot du Cambodge, Coulibaly avait connu les sélections U20 avec la Côte d’Ivoire. Cependant, il savait que ses chances de jouer avec les Éléphants, champions d’Afrique en titre, étaient limitées. Choisir la nationalité cambodgienne lui a offert une chance unique : représenter un pays qui l’a adopté et où il s’épanouit depuis plusieurs années. « La passion du football m’a amené ici. Tout est différent : la langue, la nourriture, mais c’est aussi ça, le football : profiter des opportunités pour jouer », confie-t-il à l’émission Radio foot international sur Rfi. Installé au Cambodge avec son épouse, Coulibaly vit modestement dans un pays où le coût de la vie est bas. Amateur de fish amok, un plat local, il a appris à s’adapter et maîtrise quelques mots de cambodgien. Le joueur se dit aussi émerveillé par la richesse culturelle du Cambodge, notamment les temples d’Angkor, qu’il qualifie de « magiques ».
En inscrivant un but lors de sa première titularisation, Abdel Kader Coulibaly a marqué les esprits et confirmé son potentiel pour guider l’équipe cambodgienne vers de nouveaux sommets. Le Championnat de l’Asie du Sud-Est ne fait que commencer, mais le parcours de ce joueur venu de Côte d’Ivoire promet d’être une source d’inspiration pour les amateurs de football. L’histoire de Coulibaly, celle d’un globe-trotteur déterminé à s’imposer loin de chez lui, symbolise la magie du football : un sport sans frontières, où les rêves peuvent se réaliser, même au-delà des continents.
A.KONE