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Selon la directive émanant de la présidence ghanéenne et signée par le secrétaire du président, Callistus Mahama, les voyages de membres de conseils d’administration pesaient de manière significative sur les finances publiques. La décision présidentielle d’interdiction de ces déplacements s’applique à l’ensemble des entreprises d’État et des institutions publiques, mettant un terme brutal à une pratique que le gouvernement juge devenue trop fréquente et trop coûteuse. « Il est venu à la connaissance du président que certains conseils d’administration d’entreprises d’État et d’autres institutions publiques ont eu de plus en plus recours aux voyages internationaux pour des programmes de formation, des séminaires, des conférences et des voyages d’études », précise la directive.
Tout en reconnaissant l’intérêt de s’exposer aux meilleures pratiques internationales et de poursuivre un développement professionnel continu, le gouvernement a exprimé de sérieuses réserves quant au coût cumulatif de ces déplacements, qui impliquent souvent plusieurs membres du conseil et des itinéraires prolongés. La présidence a souligné que les dépenses en billets d’avion, hébergement, per diem et logistique associée étaient devenues préoccupantes, dans un contexte où des mesures rigoureuses de discipline budgétaire sont en cours de mise en œuvre.
L’interdiction est sans appel et prend effet immédiatement : les conseils d’administration ne peuvent plus entreprendre aucun voyage international à des fins de formation, de séminaire, de conférence ou de voyage d’études, qu’il soit financé directement ou indirectement sur des ressources publiques.
Selon des médias locaux, la directive prévoit néanmoins des dérogations pour les cas exceptionnels où une participation internationale serait jugée absolument nécessaire et ne pourrait raisonnablement se tenir localement ou par voie virtuelle. Dans de tels cas, une demande formelle devra être soumise par l’intermédiaire du ministre de tutelle au chef de cabinet de la présidence, pour obtenir l’approbation expresse du président avant tout engagement.
La directive précise par ailleurs que les ministres ont été instruits de veiller à ce que les conseils d’administration concentrent leurs activités sur leurs responsabilités statutaires de supervision et de gouvernance, et que toute initiative de formation ou de renforcement des capacités fasse l’objet d’une évaluation rigoureuse de sa valeur ajoutée, de sa nécessité et de son rapport coût-efficacité.
APA