Digitalisation et E-Sport
Depuis 2011-2012, l’institution a connu une forte dynamique, avec une augmentation significative du nombre de licenciés, passant de 17 000 à près de 90 000 aujourd’hui. Cette croissance s’accompagne d’une hausse du nombre de compétitions et d’établissements engagés dans les activités de l’Oissu. Toutefois, des efforts restent à fournir, notamment en ce qui concerne les infrastructures sportives et les conditions de pratique des jeunes athlètes.
A la lumière de ce qui précède, Adama Doumbia entend poursuivre et amplifier les actions engagées. Il met l’accent sur la structuration du mouvement sportif scolaire et universitaire en renforçant les associations d’établissements et les fédérations sportives. Parmi les défis majeurs figure la modernisation des infrastructures, qui subissent une forte pression en raison de l’accroissement du nombre de pratiquants.
L’État a d’ailleurs initié un programme de réhabilitation des installations sportives scolaires et universitaires. L’Oissu compte accompagner ce programme en y apportant des innovations, notamment la digitalisation des licences et l’intégration de l’e-sport dans ses compétitions. L’un des projets majeurs du nouveau Dg est la digitalisation des licences sportives, un outil permettant de mieux suivre et tracer la carrière des jeunes sportifs. Cette modernisation facilitera l’identification des talents et l’organisation des compétitions. En parallèle, le successeur de Danho Gbetie souhaite intégrer l’e-sport, un domaine en pleine expansion qui séduit de nombreux jeunes. Cette initiative vise à diversifier l’offre sportive et à répondre aux nouvelles attentes des élèves et étudiants. L’objectif est de collaborer avec les acteurs du secteur éducatif pour inclure l’e-sport dans les compétitions officielles de l’Oissu.
M. Doumbia prévoit aussi de moderniser les infrastructures sportives en mettant un accent particulier sur l’intégration des énergies renouvelables, notamment l’énergie solaire. Cela permettra d’éclairer durablement les installations tout en réduisant leur empreinte carbone. Cette approche écoresponsable vise à garantir une gestion durable des équipements sportifs scolaires et universitaires.
La collaboration avec les chefs d’établissements et les fédérations sportives reste une priorité. Grâce à leur implication, le nombre de licenciés a considérablement augmenté. Le nouveau patron de l’Oissu entend renforcer ces synergies en intensifiant le dialogue avec les directions de la vie scolaire et les instances extrascolaires. Cela contribuera à faire du sport un véritable levier d’éducation et d’épanouissement pour la jeunesse ivoirienne. Les fédérations sportives jouant un rôle essentiel dans la promotion des disciplines au sein des établissements, il s’agira aussi de redynamiser les centres d’animation et d’entraînement sportifs afin d’améliorer la formation des jeunes talents.
Ouverture internationale
L’internationalisation du sport scolaire et universitaire est un autre axe stratégique de l’Oissu. L’institution va maintenir ses collaborations avec les organisations internationales et participera à des compétitions mondiales, telles que les 33es Universiades prévues en Allemagne en juillet. Une cellule de suivi sera mise en place pour détecter et accompagner les talents ivoiriens, leur offrant ainsi des opportunités de carrière sur la scène internationale.
Fort de sa vision claire et des projets ambitieux, Adama Doumbia veut insuffler un nouvel élan au sport scolaire et universitaire en Côte d’Ivoire. Entre digitalisation, e-sport, infrastructures durables et partenariats renforcés, il entend faire de l’Oissu un acteur incontournable du développement du sport ivoirien. Son objectif ultime : redonner à l’Oissu son rôle de vivier du sport national et offrir aux jeunes les meilleures conditions pour s’épanouir à travers la pratique sportive.
E.KOUAKOU