Mehdi Taj, président de la Fédération iranienne de football, « négocie » avec la Fifa pour déplacer au Mexique les matches du premier tour du Mondial 2026 que l’Iran doit disputer aux États-Unis en raison de la guerre au Moyen-Orient, a indiqué, lundi 16 mars, l’ambassade d’Iran au Mexique. « Étant donné que (le président américain Donald) Trump a clairement déclaré ne pas pouvoir garantir la sécurité de l’équipe nationale iranienne, nous ne nous rendrons certainement pas aux États-Unis », a déclaré Mehdi Taj dans des propos rapportés sur le compte X de l’ambassade. « Nous sommes en négociations avec la Fifa pour que les matches de l’Iran à la Coupe du monde se déroulent au Mexique », a-t-il ajouté.
L’ambassadeur d’Iran au Mexique, Abolfazl Pasandideh, a pour sa part dénoncé lundi « le manque de coopération du gouvernement américain dans la délivrance des visas et la fourniture de soutien logistique » à la délégation iranienne avant la Coupe du monde, dans un communiqué diffusé sur le site internet de la représentation. Il a ajouté avoir lui aussi « suggéré à la Fifa que les matches de l’Iran soient déplacés des États-Unis vers le Mexique ». Contactée par l’AFP, l’instance mondiale n’avait pas réagi dans l’immédiat.
L’Iran s’est qualifiée pour une quatrième Coupe du Monde consécutive en terminant premier de son groupe lors du troisième tour des éliminatoires asiatiques l’année dernière. Le tournoi doit débuter le 11 juin aux États-Unis, au Canada et au Mexique. La sélection iranienne doit disputer deux matchs de groupe à Los Angeles et un à Seattle. La Belgique, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande sont les adversaires de l’Iran dans le groupe G.
Le transfert des matchs de l’Iran au Mexique représenterait un changement logistique majeur pour le tournoi, même si les délocalisations pour des raisons de sécurité ou géopolitiques ne sont pas sans précédent. En septembre dernier, lors des qualifications pour la Coupe du monde, l’Écosse a remporté une victoire contre la Biélorussie (2-0) à Zalaegerszeg, près des frontières austro-slovène, suite à une décision de l’UEFA concernant le rôle de Minsk comme allié de la Russie lors de l’invasion de l’Ukraine en février 2022.
Dans d’autres sports, la détérioration des relations politiques entre l’Inde et le Pakistan fait que ces voisins dotés de l’arme nucléaire ne s’affrontent que sur terrain neutre lors de tournois de cricket à plusieurs équipes. L’Inde a refusé de se rendre au Pakistan pour le Trophée des Champions de l’année dernière et a été autorisée à disputer tous ses matchs à Dubaï.
AFP