L’histoire de cette organisation remonte au 8 octobre 2018. Ce jour-là, le Comité international olympique (Cio) désignait le Sénégal comme pays hôte de la quatrième édition des Joj d’été, initialement prévue en 2022. Mais la pandémie de Covid-19 a contraint les organisateurs à reporter l’événement à 2026. Après Singapour en 2010, Nankin en Chine en 2014 et Buenos Aires en Argentine en 2018, Dakar devient ainsi la première ville africaine à accueillir cette compétition. Les festivités débuteront officiellement au stade Abdoulaye-Wade de Diamniadio, à une trentaine de kilomètres de Dakar, avec la cérémonie d’ouverture.
Quelques épreuves, notamment en baseball, ont toutefois été programmées dès le 30 octobre. Le village olympique, installé sur le campus de l’Université Amadou Mahtar Mbow, constitue le point de ralliement de la grande majorité des délégations. Avec 136 athlètes sélectionnés, le Sénégal sera le pays le mieux représenté de cette édition, devant la France.
Les compétitions se dérouleront sur huit sites répartis entre trois localités : Dakar, Diamniadio et Saly, station balnéaire située à environ 80 kilomètres au sud de la capitale. Pour être à la hauteur de ce rendez-vous international, les autorités sénégalaises ont engagé d’importants travaux de réhabilitation et de modernisation des infrastructures sportives. À Dakar, le stade Iba-Mar-Diop, situé dans le quartier populaire de la Médina, accueillera notamment les épreuves d’athlétisme, de rugby à 7 et de taekwondo. La piscine olympique, entièrement rénovée, recevra les compétitions de natation.
À Diamniadio, le stade Abdoulaye-Wade sera notamment le théâtre de la cérémonie d’ouverture et des épreuves de tir à l’arc. Non loin de là, la Dakar Arena, inaugurée en 2018, abritera les tournois de badminton et de futsal. La station balnéaire de Saly ne sera pas en reste. Elle accueillera plusieurs disciplines nautiques et de plage, dont l’aviron de mer, le beach handball, la lutte de plage, la planche à voile et le volleyball de plage. Une diversité de sites et de disciplines qui donnera à cette édition une dimension sportive et touristique particulière.
À la veille de l’ouverture, l’enthousiasme était déjà palpable. En visite au village olympique, le 29 octobre, la présidente du Cio, Kirsty Coventry, s’est réjouie de « l’incroyable effervescence » qui anime les lieux. La dirigeante zimbabwéenne, double championne olympique et première femme africaine à présider l’institution, a salué l’enthousiasme des jeunes sportifs, heureux de partager leurs expériences et de découvrir d’autres cultures. « Nous y sommes ! Nous y sommes ! Nous y sommes, enfin ! Nous sommes tellement heureux », a-t-elle lancé, exprimant sa satisfaction après plusieurs années de préparation. Pour elle, le village olympique représente le « cœur battant de ces Jeux », un espace de rencontres, de partage et d’apprentissage au-delà des performances sportives.
Placée sous la devise « L’Afrique accueille, Dakar célèbre », cette édition réunira les représentants des 204 Comités nationaux olympiques, ainsi que la toute première équipe olympique des réfugiés des Jeux olympiques de la jeunesse. Au-delà de la compétition, Dakar 2026 constitue une vitrine exceptionnelle pour le Sénégal et pour l’ensemble du continent.
A.KONE