Pour le Ppa-Ci, Me Habiba Touré, porte-parole, a affirmé que le parti présidé par Laurent Gbagbo n’attendait rien du discours du chef de l’État. « Et il nous a donné raison. Il a livré un autosatisfecit gênant, déconnecté de nos réalités. Un exercice d’autocélébration qui insulte la pauvreté et la précarité dans laquelle vivent aujourd’hui des millions d’Ivoiriens », a-t-elle critiqué dans un communiqué de presse, dont Cinews.ci a reçu copie.
Selon Me Habiba Touré, « cette déconnexion a atteint son sommet aujourd’hui, à Bouaké, ville meurtrie, ancien fief de la rébellion, choisie pour célébrer l’indépendance… entouré de deux chefs d’État arrivés au pouvoir par des coups d’État militaires ».
A travers sa porte-parole, le Ppa-Ci a eu une pensée pour le « peuple de Côte d’Ivoire », « l’armée républicaine », les « militaires tombés pour avoir défendu l’ordre constitutionnel », et ceux « emprisonnés pendant des années pour avoir simplement obéi au droit ».
De son côté, le Fpi, par le truchement de son président, Pascal Affi N’guessan, a fustigé un « déni de réalité » de part du numéro 1 ivoirien. « Pour Alassane Ouattara, tout va bien dans le meilleur des mondes en Côte d’Ivoire. Déni de réalité de la part d’un président-candidat en campagne. Je doute que nos compatriotes se retrouvent dans cet exercice d’autosatisfaction qui insulte leur souffrance », a consigné Affi N’guessan sur le réseau social Facebook.
E.KOUAKOU