Réunis à l’Hôtel des Armées, au Plateau, les acteurs du secteur ont été invités à s’approprier le nouveau dispositif. Après plusieurs années marquées par les conséquences de la pandémie de Covid-19, la TDT revient avec un cadre réglementaire révisé. Son taux passe notamment de 1,5 % à 2,5 %. Le champ d’application de la taxe est également élargi à l’ensemble des établissements touristiques et de loisirs. Hôtels, restaurants, agences de voyages, sites de divertissement et autres opérateurs concernés devront ainsi participer à la collecte de cette contribution destinée à alimenter le Fonds de développement touristique (FDT). Représentant le ministre Siandou Fofana, le directeur de cabinet, Daniel Andi Leal, a tenu à clarifier le rôle des opérateurs. « Vous n’êtes pas les redevables économiques de cette taxe. Vous en êtes les collecteurs. Et, in fine, les bénéficiaires », a-t-il déclaré. Selon lui, le mécanisme repose sur un principe simple : le visiteur contribue, les professionnels collectent et le Fonds réinvestit les ressources dans le développement du secteur.
Les recettes doivent notamment financer la promotion de la destination ivoirienne, la formation des acteurs, l’amélioration des infrastructures et le renforcement de l’attractivité du pays. Pour les autorités, la mobilisation des ressources internes est indispensable pour atteindre l’objectif de faire de la Côte d’Ivoire l’une des cinq premières destinations touristiques d’Afrique à l’horizon 2030. La réforme prévoit également un renforcement de la traçabilité des fonds. Le recouvrement sera assuré par les régies financières de l’État, notamment les services des Impôts, du Trésor et de la Décentralisation.
Le président du Fonds de développement touristique, Dr Marcel N’Guettia, a indiqué que le Fdt assurera la coordination et l’accompagnement des opérateurs. Des outils pédagogiques et des points focaux régionaux doivent faciliter l’application du dispositif sur le terrain. Plusieurs responsables ont présenté les modalités de la réforme. Le directeur de la Fiscalité locale, Tchétché Noël Gballou, a exposé les innovations de l’annexe fiscale 2026. La directrice de la Paierie générale du secteur parapublic, Guibéhi née Ahoussi Lydie, a insisté sur les procédures de reversement, tandis que le directeur général de la Décentralisation et du Développement local, Fidèle Yapi, a souligné le rôle des collectivités territoriales. Les organisations professionnelles, dont la Fnih, la Fenitourci, le Mopen, l’Apv et l’Unp-Ci, ont été appelées à relayer la campagne auprès de leurs adhérents.
A.KONE