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Selon lui, le tournoi coorganisé par les États-Unis, le Canada et le Mexique a été « une célébration de l’humanité », marquée par la sécurité des spectateurs, l’unité entre les peuples et une organisation réussie. Il a notamment salué la coopération entre les trois pays hôtes, affirmant que la compétition avait permis de rapprocher des nations en tension et de démontrer que le football demeure un puissant facteur de rassemblement. Mais au-delà de ce satisfecit, Gianni Infantino s’est montré particulièrement offensif envers ses détracteurs, visant notamment une partie de la presse internationale. Sans citer de médias en particulier, il a dénoncé « ceux qui propagent la haine et les fausses rumeurs », estimant que les critiques se sont davantage focalisées sur les difficultés rencontrées que sur le succès global de l’événement. Il a également minimisé les polémiques liées aux refus de visas, rappelant que seuls quelques cas avaient été médiatisés alors que des millions d’autorisations d’entrée avaient été délivrées.
Le patron de la Fifa a aussi défendu les décisions arbitrales et disciplinaires prises durant la compétition, estimant que les situations controversées observées pendant le tournoi restent comparables à celles rencontrées dans les plus grands championnats européens. Il a notamment salué le parcours d’Haïti, qu’il considère comme l’une des révélations du Mondial. Ce discours laisse toutefois plusieurs zones d’ombre. Gianni Infantino n’a pas évoqué les critiques concernant les restrictions d’entrée imposées à certaines délégations, dont Haïti, le Sénégal ou encore l’Ouzbékistan, ni le cas de l’arbitre somalien Omar Artan, empêché d’entrer sur le territoire américain malgré sa désignation pour officier durant la compétition.
Le président de la Fifa est également resté silencieux sur les prix élevés des billets, les conditions imposées à la sélection iranienne avant son entrée sur le sol américain ou encore les interrogations suscitées par certaines décisions disciplinaires, notamment dans l’affaire Folarin Balogun. Un silence qui contraste avec le ton offensif adopté pour défendre un tournoi dont le bilan continue de susciter le débat.
A.KONE