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Voilà une dizaine de jours qu’une équipe d’archéologues sénégalais a commencé les fouilles au niveau du cimetière militaire de Thiaroye – où des victimes du massacre sont présumées avoir été inhumées – mais aussi sur le site de l’ancien camp militaire en banlieue de Dakar, capitale du Sénégal.
L’objectif : sonder la terre pour localiser de possibles fosses communes, ou des squelettes. Car l’une des questions, par exemple, est de savoir si les tombes du cimetière militaire de Thiaroye sont vides ou si des tirailleurs y ont bien été enterrés.

Plus globalement, il s’agit de retrouver la trace d’une ou plusieurs fosses communes pour tenter de déterminer le nombre exact de tirailleurs tués ce 1er décembre 1944, puisqu’à ce jour, les archives de l’armée françaises parlent toujours de 35 morts, alors que les historiens spécialistes du sujet les estiment plutôt à plus de 350.

Plus de 80 ans après les faits, l’enjeu est de taille et le travail complexe. Il a été confié à des archéologues de l’Université Cheikh Anta Diop et des membres de l’armée, sans limite de temps, a expliqué à RFI le président du comité scientifique, Mamadou Diouf.

Ces fouilles pourraient en effet durer : les possibles résultats seront en tout cas consignés dans un livret blanc qui doit être remis au président du Sénégal dans les prochaines semaines, et tenus secrets d’ici là.

Ce livret blanc aura pour objectif de répondre à trois questions, explique l’historien Mamadou Diouf : « Que s’est-il passé ? Quelles sont les lacunes qui restent pour dire ce qu’il s’est passé ? Et que faut-il faire à l’avenir pour obtenir un maximum d’informations ? »

RFI

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