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Etaient à l’honneur, pour cette exposition qui s’élève comme un chant de transmission, dix grands talents ivoiriens en peinture, design, sculpture, etc., anciens pensionnaires de l’Atelier de Jacobleu : Amakan, Ankofa, Anvilo, Doudou B., Franckasso, G. Néa, Gnohité, Krefady, Odonko et San Kwam. D’eux, le maître écrit qu’ils incarnent plusieurs générations forgées entre passion, technique et identité. « Leurs œuvres sont des récits, des cris, des prières et des rêves », note le propriétaire de la galerie.
Expliquant la dénomination de l’expo, Jacobleu a noté que les exposants, ses ex-étudiants, signaient de leurs patronymes. C’est donc lui, le père artistique, qui, après leur incubation, leur a donné à chacun le nom qui fait de lui la référence artistique aujourd’hui. D’où « Les Baptisés ». Il a assuré que ces jeunes talents continueront de bénéficier de son coaching afin de se positionner sur le marché international.
Des œuvres aux mille colorations vives savamment orchestrées, le visiteur a l’embarras du choix. « Chaque toile, chaque sculpture, chaque graphisme est une invitation à ressentir, à interroger ou comprendre des formes qui murmurent, des couleurs qui chuchotent, des volumes qui parlent à nos cœurs. C’est une véritable immersion dans l’âme vivante de l’art contemporain ivoirien », a souligné Jacobleu.
Agoua Ange Olivier, artiste-peintre figuratif connu sous le nom de pinceau Anvilo, travaille sur l’identité culturelle africaine dans une technique bien particulière, le pointillisme. Celui-ci consiste à donner vie à son imagination féconde et séduisante à l’aide non de la garniture du pinceau, mais de la pointe de la hampe. Ce qui donne de magnifiques portraits en pointillé. « J’essaie de valoriser la femme africaine, les objets traditionnels et nos richesses culturelles », a-t-il indiqué.
Ankofa, lui, utilise la technique du draping qui consiste à créer du relief en utilisant de l’acrylique sur toile, pour donner des lignes brisées, ondulées et autres pour traduire la soif inassouvie de l’homme dans sa quête de liberté. L’exposition dure un mois, il prend fin le 9 novembre.
E.KOUAKOU