Plusieurs chercheurs, experts et hommes de culture se sont prêtés au jeu. L’ancienne ministre, Angèle Gnonsoa, a ouvert le bal des réflexions avec une communication magistrale sur « La cosmogonie wè, vision du monde, institutions sacrées et résistance culturelle ». L’ambassadeur Alphonse Voho Sahi s’est fait l’écho brillant de la seconde communication sur cette aire culturelle.
Au total, 12 communications ont été faites sur les deux jours à raison de deux par aire culturelle. Elles ont impliqué des personnalités connues comme les professeurs Niamkey Koffi, Simon-Pierre Ekanza, Ferdinand Ouattara Tiona, Dédy Séri Faustin, Zigui Koléa, Kalilou Téra et un grand nom de la presse ivoirienne, en l’occurrence Zio Moussa.
Ces derniers ont analysé en profondeur les mythes fondateurs, les institutions sacrées, la vision du monde, les animaux mythiques, la spiritualité, les pensées, la théogonie et les influences de proximité régionale des peuples étudiés. Le public, composé de chercheurs émérites, d’étudiants avides de savoir et de fervents traditionnalistes, était visiblement captivé par la profondeur des débats. L’idée était de plonger au cœur des cosmogonies africaines et des récits ancestraux sur l’origine du monde et de l’être humain.
A l’ouverture, Wêrêwêrê-Liking, secrétaire d’académie du Domaine des arts et culture, a martelé avec force : « Dans les cultures des peuples en quête de réhabilitation de leur histoire, de la souveraineté de création de nouvelles perspectives et alternatives pour leur propre développement, on sait tous aujourd’hui qu’aucun peuple ne peut y parvenir efficacement sans ces recours et apports culturels spécifiques. »
E.K.