Une offensive destinée à positionner la Côte d’Ivoire comme une plateforme industrielle et technologique en Afrique de l’Ouest, mais également comme une porte d’accès aux marchés régionaux.
À travers cette participation, le Cepici entend renforcer les liens économiques avec la Chine et mobiliser davantage de capitaux, de technologies et de savoir-faire industriels. La présentation ivoirienne s’est notamment appuyée sur les perspectives ouvertes par le Plan national de développement (Pnd) 2026-2030, qui vise à accélérer la transformation structurelle de l’économie et à porter la part de l’industrie à 30 % du Pib.
Lors de la cérémonie d’ouverture, Solange Amichia, directrice générale de l’institution, représentant Fidèle Sarassoro, directeur de Cabinet du président de la République et président du Conseil de gestion du Cepici, a donné lecture d’une lettre de félicitations du président de la République de Côte d’Ivoire aux autorités chinoises et, particulièrement, à celles de la province de l’Anhui. Un geste qui illustre l’importance accordée au renforcement des relations économiques entre les deux pays.
Les échanges de haut niveau ont également permis de dégager plusieurs pistes de coopération. Les autorités de l’Anhui et des représentants du gouvernement central chinois ont manifesté leur volonté d’accompagner la Côte d’Ivoire dans son processus d’industrialisation, notamment en encourageant l’implantation de grands groupes chinois, en facilitant la mise en place d’une Chambre de commerce sino-ivoirienne et en renforçant les collaborations dans les domaines de la formation et de l’innovation technologique.
Le choix de l’Anhui n’est pas anodin. En l’espace d’une décennie, cette province chinoise est passée d’une économie largement agricole à un important pôle industriel et technologique. Une trajectoire qui offre, selon le Cepici, des enseignements pour la Côte d’Ivoire, engagée elle aussi dans une transformation de son appareil productif.
Axel KONE