L’objectif de cette table ronde est de favoriser un dialogue constructif et inclusif autour de la participation des femmes aux processus électoraux en Côte d’Ivoire, facteur de cohésion sociale et de paix. Cette rencontre réunit les acteurs institutionnels, les personnalités politiques, des représentants de la société civile ainsi que des experts en gouvernance, droits humains, sécurité électorale et égalité des sexes.
Plusieurs thématiques sont abordées pendant ces deux jours ; à savoir : « Elections en Côte d’Ivoire, leçons du passé pour les élections apaisées en 2025 », « Droits de l’homme dans les processus électoraux », « Droit à la liberté d’opinion, d’expression et dérives verbales en période électorale », « Droit de vote à l’épreuve des pressions psychologiques ; menaces et intimidations : Quelles solutions durables pour crédibiliser les élections ? »
A l’ouverture de la rencontre, Rebecca Yao, présidente de l’Ong Fip et initiatrice de l’évènement, a déclaré : « Notre volonté est de faire de la femme, une force motrice pour des élections inclusives, apaisées et représentatives des aspirations de toute la population ivoirienne ».Avant d’ajouter qu’il serait fatal pour les femmes de fermer les yeux sur la situation de tension en Côte d’Ivoire. « Les femmes ne font pas la guerre mais elles sont les premières victimes ».
Dans son intervention la présidente du Conseil national des droits de l’homme, Namizata Sangaré, a indiqué que » dans un contexte où la société laisse planer des risques de survenance de conflits divers, l’ambition est de voir émerger une génération de femmes qui ont conscience de leur capacité, qui proposent et agissent, en faisant bouger les lignes pour l’instauration et le maintien de la paix et la cohésion nationale ».
L’ex-ministre Sidiki Konaté, vice-président représentant le président de l’Assemblée nationale, qui a présidé cette rencontre, s’est félicité de cette initiative des femmes. Aussi, les a-t-il invités à vaincre la peur, à parler à dire la vérité et à faire des propositions pour favoriser la paix en Côte d’Ivoire.
Dans la conférence inaugurale qu’elle a prononcée, sur le thème : « Elections en Côte d’Ivoire, leçons du passé pour les élections apaisées en 2025 », Pr Angèle Gnonsoa, femme politique et militante des droits humains, a rappelé que depuis l’avènement du multipartisme, la Côte d’Ivoire a connu six élections émaillées par des violences et des exclusions qui ont contrariés la stabilité en Côte d’Ivoire. Cette table ronde, initiée par les femmes, donne l’occasion de réfléchir sur les processus électoraux inclusifs, cohésifs et apaisés. « C’est par le dialogue que nous sortirons de la crise qui sévit depuis des décennies, le dialogue est un impératif catégorique pour apporter des solutions endogènes », a-telle dit.
Fondée en 2023, l’Ong Femmes ivoiriennes en politique est une organisation non gouvernementale qui s’est donnée pour mission de contribuer à l’émancipation politique des femmes en Côte d’Ivoire.
Axel KONE