Pays hôte, la Côte d’Ivoire n’a pas laissé passer sa chance. Sous la direction de la Fédération ivoirienne de Taekwondo, conduite par Jean-Marc Yacé, la sélection nationale a aligné un groupe dense et déterminé. Résultat : plus de 30 médailles, dont 11 en or et 4 en argent. Une prestation qui confirme la place du pays parmi les poids lourds du taekwondo africain.
L’édition 2025 servait aussi de test pour l’application des nouveaux règlements de World Taekwondo. Une dimension technique importante que souligne Maître Boubacar Coulibaly, vice-président de la Fitkd. Selon lui, ce rendez-vous « donne l’occasion aux athlètes moins en vue de se révéler et d’entrer dans le cercle des compétiteurs bien positionnés au ranking ». Il a salué la confiance accordée par l’Union africaine de Taekwondo pour l’organisation de cette finale.
Mamadou Camara Ndiaye, membre de la commission de compétition de World Taekwondo et délégué technique pour l’événement, rappelle que l’African Open Series est un programme lancé l’an dernier pour élargir les opportunités de compétition. Après des étapes qualificatives en Éthiopie, au Mali, au Mozambique et au Maroc, les finalistes des différentes zones se sont retrouvés à Abidjan pour décrocher le titre continental. « Cette compétition vise les jeunes athlètes, pas les élites. C’est un G1, un tournoi déterminant pour le classement mondial et la course vers les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 », explique-t-il, satisfait de l’émergence de nouveaux talents.
Le directeur général du Cscticao, Grand Maître Patrice Remarck, se félicite lui aussi du succès de l’événement. « Promouvoir le taekwondo fait partie de notre mission. Voir ces jeunes venus de tout le continent évoluer dans nos installations est une vraie satisfaction », affirme-t-il.
A la lumière du public présent et de l’organisation saluée par les instances internationales, la tenue de l’African Open Series 2025 à Abidjan,confirme la capacité de la Côte d’Ivoire à accueillir des compétitions de haut niveau. Et, au regard des performances locales, elle nourrit aussi l’ambition de voir éclore la prochaine génération de champions africains.
Eric KOUAKOU