Le président fait remarquer que son adresse vise à dénoncer un état de fait : la tenue d’une assemblée générale organisée par le Comité national olympique (Cno) qu’il juge contraire aux statuts nationaux et internationaux, à rassurer les membres statutaires rappelant que la fédération est légalement en place, fonctionne normalement, et demeure l’unique structure reconnue. Et à appeler à l’intervention du ministère des Sports pour éviter que la boxe ivoirienne ne sombre dans une crise institutionnelle durable.
M. Boua affirme que des élections parallèles ont été organisées en avril 2023 par des personnes « sans statut juridique, non affiliées à la vie fédérale et parfois inactives depuis plusieurs années ». Selon lui, ces initiatives illégitimes ne respectent ni les statuts de la Fib, ni les normes de l’Association Internationale de Boxe (Iba) et de la Confédération Africaine de Boxe (Afbc). « Nous refusons d’intégrer des personnes sans statut juridique dans notre association. Ce serait une insulte à nos principes et aux clubs qui respectent les règles », a-t-il insisté.
Cette résistance a entraîné, selon lui, des sanctions injustes : suspension de la parafiscalité et retrait temporaire de l’agrément fédéral. Le président rappelle toutefois que la fédération a renouvelé son agrément et entrepris toutes les démarches administratives nécessaires. Par ailleurs, la Fib a engagé une procédure pour rejoindre World Boxing, la nouvelle organisation reconnue par le Comité international olympique (Cio), afin de garantir la participation des athlètes ivoiriens aux Jeux Olympiques.
Le président de la Fib met en garde contre le risque de « bicéphalisme », une dualité de directions qui pourrait plonger la discipline dans un chaos durable. Il appelle les membres statutaires à rester mobilisés et à ne pas céder aux tentatives de déstabilisation. « Nous devons défendre nos statuts, notre légitimité, et travailler pour la jeunesse ivoirienne. La boxe est un outil d’éducation et de rayonnement national, pas un terrain de division », a-t-il insisté. En conclusion, le président interpelle directement le ministre des Sports afin que des mesures soient prises rapidement pour trancher la situation, restaurer la stabilité et permettre à la boxe ivoirienne de poursuivre son développement. « Nous voulons construire, respecter nos principes et contribuer au rayonnement de la Côte d’Ivoire. Pour cela, il faut que la légalité soit respectée », a souligné M. Boua.
A.KONE