Votre sentiment vis-à-vis de cette déclaration ?
C’est vrai qu’il y a eu une super première mi-temps. Je peux dire qu’ils ont été meilleurs que nous sur la première période. Ils nous ont imposé un pressing qui nous a parfois mis en difficulté. Ils se sont créés des grosses opportunités sur les erreurs individuelles qu’on a commises en première mi-temps. Après, on a été un peu mieux qu’eux en deuxième mi-temps. On a su marquer pendant notre meilleure période. Alors qu’eux n’ont pas su marquer pendant leur meilleure période. C’était une bonne fin de match. On savait très bien que c’était une très bonne équipe. Ils n’ont pas fini deuxième des qualifs au niveau de l’Amérique du sud pour rien. C’était une très bonne équipe. Peut-être que si on avait fait match nul, on aurait dit qu’ils ont gagné au point.
On a vu une équipe un peu crispée au début
Mais le plus important pour nous, c’est d’avoir gagné et d’avoir pris les trois points. Je pense qu’en première mi-temps, on était un peu crispés parce que c’est la première Coupe du Monde de tous les joueurs. 26 joueurs sélectionnés, c’est la première Coupe du Monde. Donc on avait un peu de frustration, un peu d’hésitation. Un peu peur de prendre des risques. Et puis en deuxième mi-temps, on est revenus avec des intentions beaucoup plus ouvertes. On a été un peu plus concentrés aussi en deuxième mi-temps. On a fait moins d’erreurs individuelles. La qualité de l’effectif a-t-elle permis de faire la différence face à l’Equateur ? Le fait qu’on ait des joueurs offensifs capables de faire la différence à tout moment, les a fait reculer aussi. Je pense qu’on a su rééquilibrer les choses en deuxième mi-temps et rester concentré pour déjà ne pas encaisser en première et marquer avant la fin du match. Le scénario de cette rencontre ressemble beaucoup au match contre la France ? C’est une très bonne équipe en face. Une équipe qui joue à domicile, on peut le dire. Avec quasiment 90% du stade aux couleurs de l’Équateur. Une équipe qui a fait des expériences sur cette compétition. Il n’ y a pas mal de joueurs qui étaient là en 2022 au Qatar. Un peu comme la France où on les a beaucoup respectés en première mi-temps. Mais au fur et à mesure qu’on avançait dans le match, on a pris conscience qu’on pouvait leur faire mal. Je pense que ça nous a un peu plus libérés.
Que pensez-vous de la prestation d’Amad Diallo ?
Amad Diallo fait partie d’un collectif. Pendant les phases de qualification, on avait beaucoup de problèmes d’efficacité. On avait beaucoup d’opportunités mais on ne les marquait pas. Aujourd’hui, Dieu merci, on est beaucoup plus pragmatiques offensivement. Contre la France et contre l’Equateur, c’est Amad qui marque. C’est bien pour le groupe, c’est bien pour lui. On a deux joueurs qui sont aussi capables de marquer. Deux joueurs qui amènent le ballon jusqu’à la surface pour qu’Amad marque aussi. On a un très bon collectif. Que ce soit défensivement ou même au milieu. Les Ivoiriens ont beaucoup critiqué nos milliers de terrain en disant qu’ils étaient vieillissants. En disant qu’ils n’allaient pas supporter l’intensité à la Coupe du Monde. Mais ils ont montré ce soir (dimanche) qu’ils étaient là, qu’ils avaient leur mot à dire. Et qu’ils n’étaient pas seulement là pour encadrer les plus jeunes. Je suis vraiment content pour l’équipe.
Quel est l’état d’’esprit du groupe maintenant que vous êtes en plein dans la Coupe du monde ?
Le travail de jour en nuit m’a permis de reprendre mes marques et mes repères en équipe nationale. Après la Cannes, chez nous, on a quelques joueurs qui ont pris la retraite internationale. L’objectif pour nous pour aller à la Coupe du Monde, c’était de reformer un groupe avec ces jeunes talents qui commençaient à sortir la tête de l’eau. Tout en restant structurés, forts collectivement. Les joueurs adhèrent, ils se sentent bien dans le groupe. Ils vivent bien ensemble. Il y a une bonne relation avec le staff et les joueurs. Ce qui fait qu’aujourd’hui on a un groupe qui grandit bien et qui grandit vite. On a vu, même si on n’a pas réussi à gagner la Can au Maroc, que le groupe avait évoluer en maturité. Et là ils sont en train de confirmer depuis la préparation qu’on continue notre progression. C’est un groupe qui est jeune donc on a encore de la marge. Mais on va continuer à travailler dur pour aller le plus loin possible.
Quels sont vos plans pour battre l’Allemagne ?
Ça va être un match difficile, encore. C’est l’Allemagne. Ils ont beaucoup d’expérience dans le groupe. Ils l’ont gagné à plusieurs reprises. Ils ont des joueurs qui jouent dans les plus grands clubs européens. Ils ont un pouvoir offensif qui n’est pas négligeable. Ils ont gagné 7-1 aujourd’hui (dimanche) pour leur premier match de la compétition. On va aller là-bas (à Toronto au Canada) pour gagner et pour décrocher notre qualification dès la deuxième journée sans complexe. On va les regarder droit dans les yeux et on va essayer de mettre notre football en place. On a des qualités aussi donc on va jouer sur nos forces et essayer de faire tomber la muraille allemande.
Propos recueillis par A.KONE